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Les lycéens néerlandais dans la rue pour exiger moins d’heures de cours

(©AFP / 30 novembre 2007 15h39)

vendredi 30 novembre 2007, par Raphaà« l

LA HAYE - Près de 15.000 lycéens néerlandais se sont rassemblés vendredi sur une place à Amsterdam pour exiger la diminution des heures de cours obligatoires, a constaté l’AFP sur place.

Les lycéens se sont rassemblés à l’appel du LAKS, leur syndicat, après que la Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Marja van Bijsterveldt eut rejeté leurs revendications de baisser le nombre d’heures de cours obligatoires.

Actuellement les écoles sont censées assurer au minimum 1.040 heures de cours par an. Mais de nombreuses écoles ne parviennent pas à assurer ces heures et ont recours à des professeurs non qualifiés pour les remplir ou imposent des heures de devoirs aux élèves.

Lors de la manifestation, de nombreux lycéens se sont plaints d’être contraints de rester à l’école, alors qu’il n’y a pas de professeurs pour enseigner.

"Le problème, c’est que l’inspection (de l’enseignement, ndlr) se concentre sur le nombre d’heures de cours, et non sur la qualité de l’enseignement", a estimé Max Patelski, le porte-parole du LAKS, âgé de 18 ans et en classe terminale.

"Certains sujets au programme ne nous ont jamais été enseignés, car il n’y a personne pour le faire", se plaint Koen, un élève de seconde.

"Si on nous faisait cours, je ne m’opposerais pas à la norme, mais là, on nous garde à l’école juste pour remplir le nombre d’heures obligatoires", explique-t-il.

Le LAKS plaide pour un nombre d’heures compris entre 960 et 1.040, afin que chaque établissement scolaire puisse adapter ses horaires en fonction de ses capacités.

"Pour l’instant, ce qui se passe, c’est que des écoles qui sont jugées excellentes par l’inspection se voient imposer des amendes parce qu’elles ne peuvent pas assurer les 1.040 heures de cours", explique Max Patelski.
La manifestation s’est terminée sans incidents majeurs. "Nous avons arrêté une trentaine de jeunes ayant lancé des pétards ou des fumigènes dans la foule, ou qui ont ignoré les ordres de la police", a indiqué Ebe van der Land.
Les troupes anti-émeutes, qui étaient intervenues lors de précédentes manifestations, n’ont pas eu à intervenir lors de la clôture du rassemblement.

Vendredi dernier, les lycéens étaient descendus dans la rue pour exiger une diminution des heures de cours obligatoires. Certains s’étaient rendus coupables de vandalisme et avaient détruit des vitres de voitures.