Jeunesses Communistes Révolutionnaires

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Grèves dans le privé : Solidarité avec les travailleurs !

mardi 26 février 2008, par Bureau national

Les grèves du premier semestre à la SNCF et dans les universités ont montré que, malgré l’élection de Sarkozy, les jeunes et les salariés n’étaient pas prêts à se laisser faire. Nous avons prouvé que nous pouvions résister aux attaques de ce gouvernement.
Aujourd’hui, cette colère et cette contestation s’étend. Sarkozy est en chute libre dans les sondages. Il est à présent crédité de 36% d’opinions favorables (le même niveau que Chirac en novembre 1995 à la veille des grandes grèves sur les retraites). Et les premières semaines de l’année 2008 ont vu éclaté un certain nombre de grèves dans les entreprises du secteur privé.

Y a ceux qui triment…et ceux qui encaissent

Il devient clair pour de nombreux salariés que Sarkozy mène une politique uniquement pour les riches et au service des patrons. Nos salaires stagnent alors que ceux des patrons d’entreprises françaises ont augmenté de 40% pour l’année 2007, ce qui fait d’eux les patrons les mieux payés d’Europe. Sous prétexte d’un faible taux de croissance, du risque de récession... nos salaires sont bloqués, les prix ne cessent d’augmenter, on nous oblige à travailler plus (retour au 39h sans augmentation de salaires), on nous fait porter le poids du soi-disant trou de la sécu en nous faisant payer des franchises médicales. Et pendant ce temps, les entreprises continuent à faire des profits. Les grands groupes tels que Total, Arcelor, PSA, L’Oréal, Lafarge ou Renault publient des résultats excellents. Et en plus ils continuent à licencier !

La force des travailleurs, c’est la grève !

Pour les salariés, c’en est trop. Depuis début janvier des grèves se déclenchent dans plusieurs entreprises pour exiger des augmentations de salaires ou encore l’arrêt des licenciements.
C’est le cas des salariés d’un hypermarché Carrefour à Marseille qui ont fait grève pendant 16 jours pour réclamer des augmentations de salaires et une hausse du montant des tickets restaurants. Ou encore à l’usine Kléber à Toul, où les travailleurs ont fait 4 jours de grève contre un plan de licenciement qui prévoit 826 suppressions d’emplois d’ici 2009, alors que Michelin vient d’annoncer une hausse de ces bénéfices de 35%.
Une grève a aussi éclaté chez les salariés de l’Oréal, qui n’ont pas vu leurs salaires augmenter depuis 2004 alors que le groupe annonce une croissance du chiffre d’affaire de plus de 8%. Ils exigent une revalorisation de tous les salaires, un rattrapage de 9% des salaires pour compenser ce qu’ils n’ont pas touché en 3 ans.
Une autre grève a éclaté à la Snecma à Gennevilliers. Les salariés demandent 150 euros de plus pour tous. La direction vient d’annoncer de gros bénéfices, une prime de 10% de leurs salaires pour les 200 hauts dirigeants du groupe, mais seulement 1,8% d’augmentation pour les salariés !

Vers un mouvement d’ensemble contre le gouvernement !

Toutes ces batailles, même dans des secteurs peu habitués à se mobiliser, montrent que le ras-le-bol et le sentiment d’injustice sont importants chez beaucoup de salariés. Mais elles prouvent aussi que nous avons les capacités de réagir. L’élection de Sarkozy n’a pas brisé notre combativité. Mais pour pouvoir arracher une augmentation de tous les salaires et pour pouvoir mettre un coup d’arrêt aux attaques du gouvernement, nous avons besoin que ces différentes luttes se coordonnent. Nous avons besoin d’un mouvement d’ensemble des jeunes et des salariés. Nous devons profiter de l’affaiblissement actuel de Sarkozy pour essayer d’enfoncer le clou.