Jeunesses Communistes Révolutionnaires

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La Rougeole n°67 - Janvier 2007

lundi 8 janvier 2007, par JCR Région parisienne

- Sans papiers, 1 solution : Mobilisation !
- Réquisition de tous les logements vides
- Les JCR... Qui sommes nous ?

1 solution : Mobilisation !

Si il y a des personnes qui décident de quitter leur pays d’origine, c’est le plus souvent car ce sont des lieux ou sévit la misère, la guerre... et ils aspirent comme nous tous a une vie plus digne. Ce n’est pas en les expulsant, comme le fait le gouvernement Sarkozy, que la question de l’immigration sera résolue. C’est la politique menée par les pays riche au Sud qui est là cause du problème, et ce n’est pas en renforçant la pauvreté qu’on les réglera.

Nous demandons la régularisation de tous les sans papiers car chacun doit pouvoir vivre la ou il le souhaite !

Et si le gouvernement refuse,ce n’est pas à cause d’un « appel d’air », c’est parce que les sans-papiers sont une main d’œuvre bon marché et à la merci du patronat puisqu’il peuvent être sous payé et ne risquent pas de revendiquer.

Mais pour obtenir la régularisation de tous les sans papiers, la seule solution est de lutter car on n’obtient pas satisfaction sans se battre.

La grève sur les lycées !

Partout la mobilisation paye, et certains sans-papiers sont régularisés : sur le lycée Ravel, des centaine de lycéens se sont mobilisés pour Cristian, sur le lycée de Colombes pour Suzilène et sur bien d’autres encore. Mais cela ne reste que des cas isolés, et nous avons besoin de la mobilisation de tous les lycées en même temps.

Ces mobilisations n’ont pu être victorieuses que par une mouvement massif des lycéens. C’est pourquoi il ne doit pas y avoir de cours les jours où il y a des manifs comme le 18.

Sur tous les lycées, nous devons organiser des assemblées générales, pour discuter de la régularisation des sans-papiers et des moyens qu’on se donne pour y parvenir. Le jour de la manif, les débrayages (quand on passe dans les classes pour arreter les cours) doivent permettre à tous les lycéens de descendre dans la rue.

Ce n’est que comme ça que nous obtiendrons réellement la régularisation de tous les sans-papiers et que nous pourront mettre Sarkozy et toute sa clique hors d’état de nuire !

Réquisition de tous les logements vides

Aujourd’hui, le logement est une difficulté pour toutes les personnes qui n’ont pas les moyens de mettre 1000 euros par mois dans un 15 m2.

Les gouvernements successifs en la matière ont construit un outil de ségrégation sociale et géographique, facilitant l’augmentation des loyers et la spéculation immobilière. La révolte des quartiers populaires a rendu visible cette ségrégation ; les pauvres et les immigrés sont les premières victimes de cette politique. La mobilisation de ce noël a également mis en évidence la question des sans-logis.

Pourtant, il y existe des centaines de milliers de logements qui sont laissés vides dans toute la France (2 millions en tout) et 3 207 500 personnes sont en situation de précarité à propos du logement.

La LCR et son porte-parole Olivier Besancenot proposent une série de mesure d’urgence en matière de logement. Elles passent nottament par l’application de la loi de réquisition des logements vides qui date de 1945 et n’a jamais été appliquée.

Qui sommes nous ?

Nous luttons pour une société débarrassée de toute exploitation et aliénation, pour une société socialiste, autogérée, démocratique et pluraliste. Notre but, c’est l’assurance pour chacun d’épanouir sa personnalité, l’élaboration d’un avenir collectif, l’impossibilité pour une minorité de soumettre la société à ses intérêts égoïstes. Tout cela n’a rien à voir avec le stalinisme qui s’est effondré à l’Est.

Nous sommes révolutionnaires parce que cette société ne peut naître que d’une rupture radicale avec l’ordre existant. Parce que nous n’avons rien à attendre d’un système générateur de millions de chômeurs, de précaires et de mal-logés dans les pays riches, et de centaines de millions d’affamés dans le sud, d’un système qui menace de détruire la planète elle-même. Enfin, parce que tous ceux qui ont prétendu le réformer ont échoué, alors que la crise s’est aggravée, que le racisme augmente...

Nous sommes partie prenante de toutes les luttes contre le chauvinisme et le racisme, le fascisme, l’impérialisme, contre les préjugés religieux, l’oppression spécifique des femmes, le machisme, contre l’homophobie et toute vision normative de la sexualité.

Nous sommes internationalistes parce que nous sommes solidaires des peuples du tiers-monde, que nous luttons pour de nouveaux rapports entre les peuples. Parce que nous ne reconnaissons pas le droit aux grandes puissances de régler le sort des pays pauvres, parce que nous combattons le militarisme des puissants mais que nous défendons le droit des faibles à se libérer, si nécessaire, les armes à la main.

Enfin, nous pensons que pour gagner, il faut lutter dans l’unité, s’organiser démocratiquement, et ne compter que sur ses propres forces.