Jeunesses Communistes Révolutionnaires

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La fin de la “dictature médiatique†au Venezuela

mercredi 10 janvier 2007, par JCR-RED

Le 11 avril 2001, le gouvernement Chavez était attaqué par des droitiers en mal de pouvoir. L’opposition a orchestré un coup d’État basé sur la manipulation médiatique qui faisait croire, afin de faire passer Chavez pour un dictateur et ses partisans pour des terroristes, que lors d’une manifestation anti-Chavez les bolivariens tiraient sur la foule . Un an après les médias commerciaux (Venevision, RCTV...), propriété des putshistes, quasi monopolistiques, lançaient une campagne d’intimidation et de menaces montrant les médias communautaires comme des cercles terroristes financés par la guérilla colombienne.

En réalité, l’art. 98 de la Constitution qui instaure la V° République (acceptée en 1999 par referendum) reconnaît le droit à la communication comme un outil fondamental de la participation citoyenne. En effet, le gouvernement est dans l’obligation d’aider tous ceux qui montent des projets conformes à la loi en attribuant gratuitement des fréquences.
Plus concrètement, Vive TV est financé par l’État et permet à la population de suivre des formations et de faire parler les communautés en diffusant leur message à un niveau national. Partout, même dans les campagnes les plus reculées, on voit se monter des projets de média communautaires locaux indépendants. Une soif immense de se reconnaître, de s’autoreprésenter parcourt le pays car il faut le préciser l’image véhiculée par les TV commerciales est loin d’être représentative des Vénézuéliens (peaux blanches, maquillages très « tendance », coupes de cheveux irréprochables ...). À diffusion plus ou moins large, cet outil démocratique permet à de nombreux jeunes de sortir de leur barrio et de la délinquance.

Le concept de radio communautaire libre et alternative, fait par et pour la communauté, s’ancre dans la réalité des quartiers, se plaçant en indépendance totale par rapport au gouvernement et au capital privé .

Cette expérience développe la propriété sociale des moyens de communication et permet d’exercer un contre pouvoir en confrontant les discours politiques, et notamment ceux du gouvernement, à la réalité du terrain.

C-lia, [Toulouse]