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De Long An à Pitesti, les luttes n’ont pas de frontière

mercredi 30 avril 2008, par Adrien

Plus de 15 000 ouvriers de l’usine taïwanaise Vietnam Ching Luh Shoes, sous contrat avec Nike, se sont mis en grève le 31 mars. Dans un contexte de forte inflation, ils réclamaient une augmentation d’environ 15 % de leurs salaires, c’est-à-dire un peu de huit euros…

Contre l’exploitation mondialisée

Une responsable syndicale a affirmé que deux jours plus tard le travail avait repris. Toutefois, elle a « omis » de préciser que des affrontements ont éclaté parce que les ouvriers refusaient la fin de la grève. Face à la détermination des grévistes, la réponse de la direction a été double : répression par le biais des forces de police et fermeture provisoire de l’usine. Dans l’espoir d’une rapide réouverture, le porte-parole de Nike a déclaré espérer que les syndicats faciliteraient le retour au travail. Ce cas n’a rien d’isolé : 150 grèves ont été recensées dans le pays depuis le début de l’année. En décembre, il y avait déjà eu une grève regroupant plus de 10 000 personnes dans une des cinquante usines sous-traitantes de Nike au Vietnam. Tout comme Nike, Renault a fait les frais de sa politique de délocalisation ; les salariés roumains de l’usine Dacia ont fait grève pendant près de trois semaines, eux aussi pour une augmentation de leurs salaires.

… mondialisons nos luttes

Par leurs revendications, les salariés qu’ils soient vietnamiens ou roumains s’opposent à la logique de délocalisation de sites des grands groupes multinationaux, qui choisissent de s’implanter dans des pays à bas coût de main-d’œuvre. Ces derniers fuient les pays occidentaux en laissant des régions dévastées par le chômage pour s’installer dans des pays où ils surexploitent les travailleurs. C’est la même logique de profits qui nuit aux travailleurs du monde entier mais ici comme ailleurs, des résistances s’organisent pour contrer ces politiques.

Clément et Hélène, [Metz]