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Indiana Jones et le royaume du crà¢ne de cristal

Enfin du cinéma !

dimanche 8 juin 2008, par Adrien

Entre la baisse du pouvoir d’achat et la possibilité de télécharger tous les films, on hésite franchement à se payer une place de ciné… Ou alors il faut vraiment que ça vaille le coup : un scénario qui tient en haleine, des effets spéciaux, des paysages… Bref, quelque chose qui mérite réellement d’être vu sur un grand écran.

Alors, après des mois de gavage au Bienvenue chez les Ch’ti, on peut dire merci à Steven Spielberg, George Lucas et Harrison Ford ! Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, au moins, c’est vraiment du cinéma !

Certes, il y a des reproches à faire à ce quatrième épisode « 20 ans après ». Comme George Lucas dans ses épisodes I, II et III de Star Wars, Spielberg s’est lâché : quelques clins d’œil aux films précédents pour montrer qu’on est « dans l’esprit » et beaucoup, beaucoup d’effets spéciaux pour montrer que la technique a avancé et se venger des frustrations accumulées dans la réalisation des épisodes précédents… À tel point que ça en devient lourd et que le scénario se barre vraiment en live pour justifier cette accumulation.

Indiana Jones a toujours été un aventurier macho en prise à des peuples du tiers-monde présentés comme des sauvages. Il y a toujours eu un aspect mystico-bizarroïde dans ses aventures… Mais là on franchit un cap ! Sans révéler la fin du film, on peut dire ici que la thèse du film est qu’aucune civilisation non blanche (l’Égypte avant Alexandre, l’Amérique avant Christophe Colomb…) n’a pu vraiment exister sans une intervention extérieure… Et que les sauvages agressifs et effrayants qui gardent le secret depuis des siècles ne peuvent résister au fouet d’Indy et à son fiston. Quant à la fin du film, c’est juste la fin d’Indy… En se rangeant familialement, l’aventurier quitte le modèle de l’aventurier solitaire pour entrer dans le cinéma d’aventure familiale.

Raison de plus pour savourer ce qu’il y a à sauver du film… Et ce n’est pas en France, en ce moment, qu’on va faire la fine bouche !

JB, [Nanterre]