Jeunesses Communistes Révolutionnaires

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Editorial de RED n°93

dimanche 8 juin 2008, par Adrien

Mai 2008 n’a pas été mai 68… Mais n’en déplaise à Sarkozy, le bilan de cette année scolaire a quelque chose d’historique.

D’abord, parce que la faiblesse de sa popularité est bien historique ! Jamais un président de la Ve République n’avait été aussi bas un an après son élection… Et c’est parti pour durer !

Ensuite, parce que cette année a été une succession quasi ininterrompue de luttes. Elles ont concerné tous les secteurs : ceux qu’on attendait, comme les cheminots, ceux qu’on ne voit pas souvent, comme les employés du commerce, ceux qui n’avaient pas bougé depuis longtemps, comme les ouvriers qui se sont battus pour des augmentations de salaires, les marins pêcheurs, dont la lutte atteint le niveau européen… Et puis il y a eu ceux à qui on ne s’attendait pas : les travailleurs sans-papiers, qui ont osé sortir de l’ombre, s’affirmer, revendiquer leurs droits ! Enfin, il y a eu la jeunesse scolarisée, notamment les lycéens qui se sont mobilisés cet automne contre la LRU et au printemps contre les suppressions de postes, la dégradation du bac pro et le Rapport Pochard. Depuis 2005, pas une année ne s’est déroulée sans mouvement lycéen !

En fait, s’il n’y a pas (encore) eu de grève générale, de « tous ensemble », il y a bien quelque chose qui y ressemble, mais pas coordonné. Or, face à Sarko et à sa politique, c’est bien d’un mouvement de tout le monde en même temps que nous avons besoin !

Pour cela, dans chaque secteur, il faut s’organiser, construire les syndicats sur les boîtes et les facs pour préparer les prochaines bagarres, construire des comités d’action sur les bahuts pour une rentrée chaude !

Mais construire la lutte chacun dans son coin ne suffit pas. Il faut une structure qui coordonne, qui nous permette à tous de taper au même moment sur un même clou. Une structure qui veuille résister aux attaques de la classe dominante et de ses serviteurs, mais aussi riposter, imposer des droits nouveaux. Une structure qui veuille en finir avec ce système de plus en plus fou et injuste. Une structure internationaliste, qui relie les luttes menées aux quatre coins du monde.

En bref, nous avons besoin d’un nouveau parti anticapitaliste. Le processus lancé en début d’année pour le construire avance à grands pas.

Alors dès la rentrée, on met le feu partout et tous ensemble on se réunit pour en finir une bonne fois pour toutes avec cette société !