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Argentine : cinq ans après la rébellion de 2001… La lutte continue !

mercredi 10 janvier 2007, par JCR-RED

Il y a cinq ans, les travailleurs et le peuple argentins ont dit « Basta ! » à des décennies de saccage impérialiste, et au travers d’un grand soulèvement de masses ont abattus cinq présidents en un seul mois. Le gouvernement de « centre gauche » de De La Rua (affilié à l’International socialiste) a été expulsé au cri de « qu’ils s’en aillent tous » : les politiciens bourgeois comme les syndicalistes corrompus.

Des centaines d’usines ont été occupées (certaines le sont encore), les mouvements de chômeurs bloquaient les autoroutes en demandant du travail, les « assemblées populaires » ont organisé… On a vécu des journées révolutionnaires, le pouvoir de la bourgeoisie a été menacé.

En 2003, Nestor Kirchner assume la présidence avec un discours démagogique, faussement anti-impérialiste et promet de mettre en prison les militaires génocidaires des 70 et 80. Les flammes du 2001 ne se sont pas éteintes ; malgré la conjoncture économique favorable, les luttes ouvrières ont continué et Kirchner a du emprisonner plusieurs génocidaires.
Il y a deux mois, Jorge Lopez, ancien détenu disparu a été séquestré après un témoignage contre le militaire assassin Etchecolatz, et il n’est jamais réapparu. Les secteurs les plus réactionnaires veulent ainsi intimider la nouvelle génération militante qui a émergé en 2001.

La lutte pour retrouver Lopez, pour la liberté de tous les prisonniers politiques et pour la sanction aux génocides va aussi dans le sens de maintenir vivante la flamme de la rébellion et de provoquer une deuxième vague de luttes pour imposer un gouvernement des travailleurs et du peuple, unique manière d’en finir avec la misère et la répression et rompre définitivement avec l’impérialisme.

Florencia, [Censier]