Jeunesses Communistes Révolutionnaires

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Pinochet est mort… Pas le libéralisme

vendredi 12 janvier 2007, par JCR-RED

Le dix décembre dernier s’éteignait Pinochet, 16 ans après avoir quitté le pouvoir. Il l’avait pris le 11 septembre 1973 par un coup d’Etat contre le gouvernement d’unité populaire d’Allende, démocratiquement élu.

Un pays ensanglanté par la dictature…

En 17 ans de pouvoir, il avait fait du Chili le laboratoire du néolibéralisme : privatisations, casse des acquis sociaux, du droit du travail… Et surtout élimination de plus de 3000 opposants politiques, sans oublier des milliers de torturés et de prisonniers… Dont certains sont toujours détenus ! De son coup d’Etat à la fin de la dictature, il avait bénéficié d’un soutien total et inconditionnel des Etats-Unis et de leurs conseillers militaires et économiques.
Il est mort sans n’avoir jamais été jugé pour ses crimes. Il avait échappé à la Justice à de multiples reprises, pour de prétendus problèmes de santé. Et avait été inculpé le 25 octobre dernier pour deux meurtres commis par la « Caravane de la mort… » Procès qui n’aura donc pas lieu.

… et par le libéralisme

La dictature a pris fin en 1990… Mais la coalition au pouvoir depuis, rassemblant le Parti socialiste, la Démocratie chrétienne et le Parti Radical n’a pas mis fin aux politiques libérales : nouvelles privatisations, attaques contre les retraites, accroissement des inégalités… Le tout selon les directives de la classe dominante et des institutions internationales telles que le FMI et la Banque Mondiale, en lien avec Washington.
Depuis un an, Michelle Bachelet est au pouvoir. Cette fille d’un socialiste tué sous Pinochet n’a pourtant pas rompu avec l’ultra-libéralisme de ses prédécesseurs. L’an dernier, elle n’a pas hésité à réprimer violemment les 800 000 lycéens et étudiants qui se mobilisaient contre une loi organique datant de Pinochet sur la décentralisation des établissements scolaires.

Qu’elles soient de droite ou socialistes, les matraques s’abattent toujours sur les grévistes ! Le peuple chilien doit désormais s’inspirer des exemples du continent sud-américain pour rompre définitivement avec le libéralisme et la domination étasunienne !

Pauline, [Saint-Denis] et JB, [Nanterre]