Accueil > RED > 2006 > RED 73 - octobre 2006 > Edito

Edito

vendredi 12 janvier 2007, par JCR-RED

C’est la dernière rentrée pour le gouvernement Chirac-Villepin-Sarkozy. C’est aussi la rentrée de l’après-révoltes de novembre et de l’après-CPE. L’été a été plein de mobilisations : aux quatre coins du monde, des manifestations ont eu lieu contre l’agression du Liban, tandis que partout en France, les collectifs RESF ont bataillé contre les expulsions de sans-papiers et contre celle des immigrés de Cachan. L’UMP est sortie affaiblie de ces crises. Pourtant, elle ne baisse pas les bras quand il s’agit de finir la casse sociale qu’elle a entamé en 2002...

Avant de partir, c’est aux services publics et notamment à GDF qu’elle s’attaque. La « guerre d’amendements » menée à l’Assemblée par la gauche institutionnelle a permis de montrer que le gouvernement n’est plus en état de passer en force, comme il l’avait fait sur le CPE. Mais le PS n’a pas osé aller jusqu’au bout. Finalement, il laisse passer la privatisation et ne promet absolument pas de revenir dessus s’il retourne au pouvoir.
Cela démontre que seule la lutte paye. Les politiciens manoeuvrent pour désamorcer la crise et pour que l’année soit paisible. Il ne faut surtout pas perturber les élections ! Mais partout, des jeunes et des salariés sont prêts à entrer dans la bataille pour achever le gouvernement.

Certes, celui-ci nous tend des pièges. Il veut nous diviser entre français et immigrés, entre salariés du public et du privé, ou, comme il avait essayé de le faire avec le CPE, entre jeunes et plus âgés. Mais nous savons que c’est en nous unissant que nous gagnerons. Ce ne sont pas les fonctionnaires qui sont privilégiés, ce sont les actionnaires des grandes entreprises. Ce ne sont pas les immigrés qui sont en trop, ce sont les licenciements !
Et s’ils viennent en France, ce n’est pas pour trouver un « Eldorado » ou nous piquer nos boulots, comme le dit Sarko. C’est avant tout pour fuir une misère que les grandes puissances comme la France entretiennent. Ainsi, pour protéger ses intérêts financiers, elle n’hésite pas à faire intervenir ses troupes dans les pays du sud, en Côte d’Ivoire, au Sénégal ou au Liban, toujours dans le cadre de la « guerre sans limite » lancée par Bush en septembre 2001.

A la tête de la FINUL, la France prétend donc désarmer la résistance libanaise. Mais celle-ci a tenu tête à la quatrième armée du monde, et c’est le peuple entier qui est derrière elle. Nous devons être solidaires des peuples opprimés, car nos ennemis sont les mêmes : les classes dirigeantes qui amassent les profits sur notre dos. Alors de Beyrouth à Cachan, opposons leur notre résistance !

Messages