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Amérique du Sud : la révolution bolivarienne est en marche.

samedi 10 mars 2007, par RED

Une nouvelle donne politique émerge
ces dix dernières années en
Amérique du Sud. Il s’agit de la
politique menée par les gouvernements au
Venezuela, en Bolivie, en Equateur et ses
conséquences sur le régime Cubain.
Chavez a caractérisé de « révolution bolivarienne
 » le mouvement de masse qui l’a
porté au pouvoir. Il s’agit d’un fort courant
populaire, caractérisé par une volonté de
rupture avec les États-Unis et ses représentants
nationaux (politiciens, chefs d’entreprises,
directeurs
des journaux, de la
télévision, etc.).

Dans cette optique,
les entreprises pétrolières
ont été nationalisé
au Venezuela.
En Bolivie, il y a des
mouvements populaires
pour le contrôle
national et populaire des ressources
natuelle (eau, gaz, coca). Si bien que
qu’Evo Morales, le président bolivarien
a nationalisé les entreprises d’hydrocarbures.

De plus, face aux USA, il s’agit de développer
une cohérence de l’ensemble des
peuples d’Amérique du Sud. Chavez cherche
à mettre en place un accord bolivarien
d’échange entre les pays d’Amérique
Centrale et du Sud (l’ALBA) pour contrer
l’ALCA (l’accord d’échange ultra-libéral
dirigé par les USA).

Les luttes au centre de l’activité bolivarienne.

Ce qui oblige les dirigeants bolivariens à
avoir une politique fortement sociale, c’est
avant tout la pression des mouvements
de masses. Ainsi, Peu après l’élection de
Rafael Correa à la présidence de l’Equateur,
les foules ont envahi le parlement
considérant que les réformes n’allaient pas
assez vite !

Quelques limites de la situation.

Cependant, la révolution bolivarienne
recèle quelques contradiction. Il y a des
ruptures partielles avec impérialisme américain
mais qui ne
posent pas la question
de l’expropriation
de la bourgeoisie. Au
Venezuela, la structure
de la propriété privée
n’a pas été touchée
en quatre ans de gouvernement
Chavez. En
Bolivie, Evo Moralès a
des références socialistes
et anti-impérialiste, mais son viceprésident
est pour le développement d’un
capitalisme-andin…

Le socialisme du XXIe siècle !

Aujourd’hui, la révolution bolivarienne
est sans doute l’expérience la plus avancée
de rupture avec l’impérialisme dominant
du monde entier. Les luttes des masses
dans ces différents pays, ainsi que les
changements de régimes peuvent laisser
espérer un avenir réellement socialiste,
pour peu que les jeunes et les salariés
remettent en cause le fonctionnement du
système. Ceux qui produisent doivent diriger
leur société !

Bernardo, [Jussieu]

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