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Rapport Hetzel

La sélection de la Terminale à bac+8.

samedi 10 mars 2007, par RED

La sélection à l’entrée de
l’Université devient une réalité
pour tous les lycéens et
lycéennes à partir de cette
année. Parallèlement à ça, le
projet d’autonomisation des universités bat
son plein.

Depuis toujours, celui qui était titulaire
d’un Bac, quel qu’il soit, pouvait s’inscrire à
l’université. Jugée trop coûteuse, cette mesure
a être mise de coté puisqu’en Terminale
les lycéen-ne-s devrons effectuer leurs
demandes qui
seront
examinées en
février
par un
conseil
de classe
élargi aux
représentants
des
universités
et surtout aux « représentants des
milieux socioprofessionnels »… Quelle
légitimité a un patron à siéger dans un
conseil de classe ? En quoi devrait il servir
à conseiller des lycéens qui choisissent en
quelle filière ils veulent aller à la fac ?
Ceux qui recevront un avis défavorable
devront aller à de multiples entretiens
pour vérifier « s’ils sont vraiment motivés
 ». Le but de la manoeuvre est bien sur
de pousser les lycéens vers des filières « 
utiles » qui répondent aux besoins des
entreprises implantées localement.
Pour renforcer « les passerelles » entre
les entreprises et les universités, il faut
donner plus de place aux représentants
des entreprises qui participeront aux décisions
sur le contenu des formations, en
fonction de leurs besoins et pas de l’intérêt
des étudiants évidemment.

L’objectif de créer des pôles regroupant
universités-entreprises-labos de recherche
va de paire avec le projet de faire
de nos facs des organes autonomes. Les
facs ne recevant plus de financements de
l’état, les présidents devront aller mendier
au patronat quelques deniers pour faire
tourner leur université. Mais comme dans
ce monde rien est gratuit : les grandes
entreprises qui investiront dans nos facs
attendront une contrepartie. Nous verrons
donc apparaître des diplômes qui auront
une réalité uniquement locale.
C’est déjà le cas à Limoges où il existe
une Licence Michelin et à Toulouse où il y
a une Licence Airbus. Et si l’entreprise se
casse la gueule... adviendra ce que pourra
de notre diplôme...

On l’aura compris : pour cette droite
arrogante, l’éducation est une marchandise.
Nous devons mettre un coup d’arrêt
à cette politique qui considère que
tous ce négocie. Sous prétexte de faciliter
l’insertion professionnelle des jeunes, le
gouvernement offre en fait au patronat une
main d’oeuvre ultra précaire. N’oublions
jamais que notre avenir vaut plus que leurs
profits ?

Célia, [Toulouse]

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