Jeunesses Communistes Révolutionnaires

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Qu’est ce que la Quatrième Internationale ?

samedi 10 mars 2007, par RED

La LCR est la section française
d’une organisation mondiale,
la Quatrième Internationale.
Celle-ci est présente dans
près d’une quarantaine de
pays et se bat pour la révolution socialiste,
c’est-à-dire pour une société sans
classe et sans oppression, démocratique et
autogérée.

Création et moments importants de la Quatrième Internationale

« La Quatrième internationale
plonge ses racines dans l’opposition
de gauche formée au sein
du Parti Communiste d’Union
Soviétique en 1923 pour combattre
la bureaucratie du parti
et de l’État, lutter pour le retour
à la démocratie socialiste et en
faveur d’une politique internationaliste
révolutionnaire, opposée
à l’utopie stalinienne réactionnaire
du « socialisme dans
un seul pays ». Par la suite, cette
lutte s’est étendue à l’ensemble
de l’Internationale Communiste (ou
Troisième internationale), avec la constitution
de l’opposition de gauche internationale
(…). Cette opposition ne tarda pas
à être expulsée du parti russe d’abord, dès
1927, puis de l’ensemble des autres partis
communistes. » (Extrait de Combats et
débats de la IV, François Moreau)

Elle est fondée en 1938 dans la banlieue
parisienne et adopte le Programme de
transition comme base. Celui-ci développe
un programme qui agira jusqu’au début de
la révolution socialiste, cette écrit sert à
introduire les idées d’auto-émancipation.
Durant la seconde guerre mondiale ce
mouvement subi deux type de répressions
 : nazie et stalinienne (en 1940 Trotsky
notamment est tué par un agent stalinien),
elle ressort donc très affaiblie. Lors de la
guerre d’Algérie, elle s’engagea dans le
soutien au FLN de manière politique et
matérielle. Plus tard, dans les années 60 et
70, l’organisation est très active en Europe
et soutient le Vietnam face aux États-Unis.
Elle soutient tous les soulèvements de type
antibureaucratique dans les pays de l’Est,
par exemple en 1968 en Tchécoslovaquie,
lors du printemps de Prague.

La Quatre aujourd’hui

L’orientation de la Quatrième
Internationale est définie lors de congrès
mondiaux. Le dernier, en février 2003, a
pris plusieurs décisions. La première est
la construction de larges partis anticapitaliste
du prolétariat ayant pour optique
d’être anticapitalistes, internationalistes,
écologistes et féministes ; dans leur fonctionnement,
ils sont pluralistes et représentatifs.

Ces partis sont profondément
attachés à la question sociale et relayent
sans entrave les revendications immédiates
et aspirations sociales du monde du
travail ; ils expriment la combativité des
travailleurs/euses, la volonté d’émancipation
des femmes, la révolte de la jeunesse,
la solidarité internationale, et se saisissent
de toutes les injustices. Enfin, ils axent
leur stratégie sur le combat extraparlementaire,
l’auto-activité et l’auto-organisation
du prolétariat et des opprimé(e) s ;
ils sont clairement pour l’expropriation du
capital et pour le socialisme.

La Quatrième Internationale a également
décidé de campagnes à mener. L’une d’elles
concerne l’annulation de la dette du
Tiers-monde, l’imposition de la taxe Tobin
comme levier pour mettre en question
le capitalisme
financiarisé,
l’interdiction des OGM et, plus généralement,
la bataille pour délégitimer les
institutions paraétatiques les plus en
vue : OMC, FMI, Banque Mondiale... Elle
lutte aussi contre le nouvel esclavagisme,
en particulier le travail des enfants et la
surexploitation des femmes, pour le droit
des femmes à contrôler leur reproduction,
l’accès à la formation pour les jeunes femmes,
l’accès à l’eau potable et à la santé…

Aujourd’hui, au Portugal, en
France, au Brésil, en Italie, ses
militants jouent un rôle important
dans le mouvement ouvrier
et dans le mouvement social.
La Quatrième Internationale
se renforce en Asie avec l’adhésion
ou les relations privilégiées
avec de grosses organisations
(Philippines, Sri Lanka,
Pakistan).

Elle soutient les luttes des
peuples opprimés et s’inspire
des luttes qui sont menées,
comme dans la commune
d’Oaxaca récemment.
Certes encore faible numériquement, elle
est active et a des militants dans le monde
entier, qui se battent pour voir un jour une
société débarrassée de toute exploitation.

Aurélien, [Le Mans]

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