Jeunesses Communistes Révolutionnaires

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20 mars 2003 / 20 mars 2007…

4 ans de busherie : Ya Basta !

mardi 8 mai 2007, par RED

« La stratégie américaine en Irak
a abouti au désastre qu’on avait
prédit. C’est même pire ! ». Ce triste
constat d’une activiste contre la guerre synthétise
le sentiment des manifestants qui
ont exigé le retrait des troupes d’occupation
d’Irak autour du 20 mars dernier, à l’appel du
Forum Social Mondial de Nairobi. Entre les
500 à Sydney et les plus de 100.000 à Madrid,
des dizaines de milliers de manifestants ont
rempli les rues de Budapest, Washington,
d’Athènes et de nombreuses
autres villes de part le monde.
Le jour même s’organisait à
Londres une assemblée de plus
de 1000 délégués des collectifs
antiguerre de tout le pays, après
avoir fait descendre dans la rue
près de 100.000 personnes le
24 Février.

Comme quoi, quatre ans
après les millions du 15
Février 2003, le mouvement
antiguerre qu’on qualifiait de
« feu-de-paille » a laissé des
braises. Reste à savoir si on
aura le souffle pour que le feu
reprenne.

De Toulouse à Ramallah : Intifada !

Car même en France, où la mobilisation
est au plus bas, le potentiel est toujours
là. La réussite de la semaine toulousaine
« FOUTEZ LEUR LA PAIX ! Pour le droit
des peuples au Moyen-Orient » est là pour en
témoigner. 30 personnes à un débat sur la
Palestine, 70 à un autre et 170 à un troisième
sur le Liban et le Hezbollah avec Soha
Bechara, véritable star de la résistance au
Liban. Et pour finir en beauté, plus de 1000
personnes ont assisté au concert avec le
MAP et d’autres. Prises de parole, projections,
tables politiques et musique…

« 4 ans de démocratie ça se fête ! »

La neige et la faiblesse du mouvement
ont empêché à la manif’
du 20 mars d’être une réussite,
mais plus de la moitié des 60 participants
étaient des jeunes, issus
de notre semaine, venus fêter l’anniversaire
de la « démocratie »

Irakienne place du Capitole où
les attendait le discours cynique
d’un militaire US. Au final, le collectif
est passé de 5 à 20 membres
actifs, avec plusieurs dizaines de
contacts. Nos badges et autres
autocollants antiguerre circulent
dans la ville rose, donnant ainsi
une visibilité à ce combat, et de
nouveaux projets se mettent en place.
Cette réussite est la preuve que la construction
d’un mouvement permanent, contre
la guerre qui ne l’est pas moins, est
possible. L’objectif est de le construire
sur la durée et à échelle nationale, ce que
discutaient les délégués présents à l’AG
nationale d’ACG (et de la guerre tue) pendant
que j’écrivais cet article…

Pablo [Toulouse]