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La politique sécuritaire des à‰tats-Unis

mardi 8 mai 2007, par RED

Depuis le 11 septembre,
qui justifie des principes
inacceptables il y a trente
ans, la bourgeoisie
étatsunienne emploie
des procédés sécuritaires de contrôle social.
Peu de protestations s’élèvent. A l’avenir,
contrôle, ordre, sécurité seront inscrits en
haut de toutes les portes de l’Occident.
Cet ordre nouveau passe part de nombreuses
mesures.

La firme multinationale
« Verichip » propose
une puce
insérée sous la
peau qui permet
d’aller « plus
vite » et d’être
en « sécurité »
contre les enlèvements
par exemple.
Cette puce,
reliée à un centre de contrôle, permettra
de vous localiser à toute heure. Les
médias en font une large publicité, qui a
de l’écho dans la population. Ces moyens
sont « normalisés » dans la conscience
collective. Le moment risque d’arriver où
le peuple entier sera « pucé ».

Pour le moment, on en est aux passeports
biométriques : identité, empreinte
digitale, « origine ethnique » (« race » aux
États-Unis), antécédents judiciaires... Tout
est inséré dans ce passeport. Sans lui,
on se voit désormais refuser l’entrée du
territoire. Un questionnaire vous demande
subtilement si vous êtes « atteint du Sida »
ou « un terroriste ». Renvois, emprisonnements,
torture...? Jusqu’où vont-ils en cas
de réponse positive ? Voilà l’ambiance des
aéroports du « pays de la liberté ».
La torture y est d’ailleurs justifiée par
toute la classe politique américaine, des
républicains aux démocrates. Hillary
Clinton, Dick Cheney approuvent les
« interrogatoires robustes », puisque « la
vie d’Américains est en péril. » Les libertés
fondamentales ne valent rien pour
sauver « l’unité du peuple américain face
au terrorisme ». Bush a signé en octobre
2006 une loi établissant des tribunaux
militaires chargés de juger les « ennemis
combattants illégaux ». Une justice biaisée...
La loi autorise les agents de la CIA à
procéder à des interrogatoires « musclés »
sur les « terroristes potentiels » partout
dans le monde.

Pacifistes, opposants politiques sont des
« terroristes »... Les médias sont muets sur
les conséquences
de cet amalgame
 : deux Étatsuniens,
Javed
Iqbal et Saleh
Elahwal, arrêtés
par le FBI le
1er août et le 20
novembre 2006
sont accusés de
« complicité avec
une organisation
terroriste » : ils ont installé chez eux
une parabole pour capter la chaîne de
télévision Al-Manar, chaîne du Hezbollah
libanais...

Les mesures « Big Brother » s’étendent :
le Patriot act, récemment reconduit, généralise
la surveillance : écoutes téléphoniques
par la National Security Agency et
la CIA, écoutes informatiques, caméras,
serveurs centralisés, interdiction, répression
de manifs.

De plus, la police américaine dispose
d’une nouvelle arme, le taser (un pistolet
infligeant une décharge électrique qui
vous immobilise pendant une minute) dont
l’utilisation est généralisée, contre toute
personne « potentiellement dangereuse »
donc manifestants, contestataires...
Il est clair que ce contrôle social censé
protéger le peuple américain vise surtout
à maintenir sur lui la domination d’une
classe minoritaire, la bourgeoisie, en prévenant
toute résistance.

Michel, [Toulouse]

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