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Bolivie, le combat continue

mardi 8 mai 2007, par RED

Le 18 décembre 2006 restera une date
clé dans l’histoire politique latino
américaine. En effet, c’est ce jour
que le peuple bolivien a porté au pouvoir
le premier président d’origine amérindienne
du continent et a contribué à confirmer le
phénomène du « virage à gauche » de toute
l’Amérique latine. Evo Morales, le représentant
de tout un peuple indigène, marqué par
une enfance difficile, prend le pouvoir d’une
Bolivie en crise. Bien que très critiqué par
Bush et étant traité de complice des narko
trafiquants, il est désormais représenté sur
la grande scène politique et est déterminé à
combattre le capitalisme au quotidien.
Sa politique va a l’encontre des intérêts
d’un certain nombre de multinationales
et de l’oligarchie locale qui orchestre une
campagne de dénigrement systématique
de l’action du gouvernement populaire.

L’assemblea constituyente

Evo Morales, soucieux de garantir un
développement démocratique réel dans
le pays, a choisi de lancer un processus
constituant, permettant aux citoyens de
décider de leur avenir.(assemblea constituyente).
Nationalisation des hydrocarbures,
développement d’un système d’état
civil, développement de l’eau potable et de
l’assainissement, politique de défense des
droits et d’accès a la citoyenneté des indigènes...
Voici quelques projets du président
rempli d’ambitions anti-capitalistes.
La nationalisation de l’éducation a permis
a des milliers de jeunes analphabètes
d’aller à l’école. La nationalisation des
hydrocarbures qui
reste tout de même
partiale apporte
quelques millions
de dollars supplémentaires
pour pouvoir
élargir le plan
d’action du développement
du peuple
bolivien. De plus,
la valorisation de
la feuille de coca a
permis une certaine libération des campesinos
pour lesquels celle-ci est indispensable
pour réaliser le travail pénible dans les
champs de l’altiplano et du chapare.

Un an après son arrivée au pouvoir, quel bilan tirer de cette première année d’action gouvernementale ?

Malgré tout cela, la politique d’Evo
Morales reste tout
de même limitée et
critiquée. En effet,
l’argent reçu par
les nationalisations
demeure on ne sait
où. Certes les quelques
projets réalisés
ont été financés par
cette somme, mais
il y a une grande
partie qui a disparu.
Ou ? Peut-être dans les poches des politiques
boliviens et américains ? Dans les
valises des grands actionnaires et des banquiers
liés a toutes ces nationalisations ?
Tout cela reste encore un grand mystère.
De plus, la politique de l »assamblea constituyente
 » a permis depuis sa mise en
place la proposition d’...aucun projet. La
politique stagne.

Pour terminer, la politique de Evo Morales
est tellement dirigée vers les peuples indigènes
et vers les communautés qu’il en
oublie la pauvreté et la misère des villes.
Ceci a été répercuté par de nombreux conflits
comme en Janvier 2007 dans la ville de
Cochabamba qui a provoqué la mort de 3
personnes innocentes.
Mais, malgré ces quelques faiblesses,
il en demeure que la politique d’Evo
Morales est un espoir dans le combat
contre le capitalisme, notamment contre
la politique de Bush et ses alliés.

Julien Mathis [Correspondant Bolivie]

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