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D’o๠vient le fascisme

mardi 8 mai 2007, par RED

Aujourd’hui beaucoup parlent de fascisme
comme d’un mal un peu mystérieux
sorti de la folie humaine, toujours prêt à
s’abattre sans crier gare. Mais le fascisme
est avant tout un système politique. Un
système qui repose sur un ordre social
précis.

Les régimes fascistes apparus au vingtième
siècle sont le résultat d’un contexte
précis. Dans les années 1920, l’ensemble
des travailleurs européens est empli de
l’espoir suscité par la Révolution russe de
1917. Les conflits sociaux sont alors d’une
rare radicalité.

L’Italie est secouée de grèves générales
à répétition ; en 1920, les ouvriers italiens
de la métallurgie occupent massivement
leurs usines, contrôlent les comptes et la
production. Les paysans sans terre occupent
celles de l’aristocratie foncière et
réclament une réforme agraire.
L’Italie est en pleine ébullition sociale ;
de quoi faire froid dans le dos à la bourgeoisie.
Pour préserver ses intérêts et son pouvoir,
elle paye des bandes d’hommes armés
chargés d’attaquer les piquets de grèves,
de traquer les syndicalistes, etc. Mussolini
unifiera quelque année plus tard ces bandes,
créant ainsi le parti fasciste italien.

C’est donc d’abord contre le mouvement
ouvrier que le fascisme lance ses chiens.
L’État fasciste organise de force les
ouvriers dans des structures syndicales
fascistes, ou les dirigeants sont nommés
par en haut. Toute tentative de grève est
durement réprimée ; lutter contre son
patron dans un État fasciste, c’est s’opposer
à l’État.

Dire que le fascisme est uniquement une
réaction à un mouvement ouvrier combatif
est trop réducteur. Le fascisme est avant
tout un instrument des magnats de l’économie
pour augmenter encore le taux de
profit en période de crise.
Si la croissance n’est pas là, les patrons
prennent leurs taux de profits sur le dos
des travailleurs. Un État fasciste c’est en
fait les menottes qui attachent les mains
de l’ouvrier pendant que son patron lui fait
les poches.

La politique nationaliste agressive d’un
État fasciste est aussi une occasion de
trouver des nouveaux marchés pour les
patrons, de trouver des matières premières,
etc.

Le fascisme est un des régimes les plus
hostiles à la classe ouvrière et au socialisme.
Combattre le fascisme efficacement, c’est
combattre le pouvoir de la bourgeoisie,
c’est combattre le capitalisme.

Pierre, [Tolbiac]

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