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Contre l’extràªme droite : agir au quotidien

mardi 8 mai 2007, par RED

Le 19 Avril à Nice, Le Pen tiendra
son dernier meeting de
la campagne présidentielle.
Le collectif Nissa Antifa, qui
lutte contre « tous les fascismes,
tous les racismes », organise une
contre manifestation.

Lepénisation de la politique

Accueilli par des Identitaires très implantés,
un électorat FN de 25% et un maire
ex-dirigeant du FN, on peut supposer que le
leader xénophobe ne se fera pas le défenseur
d’un programme social comme à Lille, lors
de l’ouverture de sa campagne, mais apparaîtra
bien comme le tribun raciste, populiste
et haineux qu’il est en réalité.

Nice, ville de droite, devient terreau du
fascisme. Les identitaires et leur groupuscule
local Nissa Rebela se sont implantés en
récupérant une culture fascinante et pleine
de tolérance et en la falsifiant à leur profit.
Même s’il nient leurs liens avec le FN, c’est
bien le même programme qu’ils comptent
mettre en oeuvre : casse des droits sociaux,
démantèlement des services publics, casse
des régimes de retraite, sexisme, repli sur
soi-même, peur et haine de l’autre.
Depuis 20 ans, Le Pen distille sa politique
à travers le paysage politique, donnant une
base forte à la montée des groupes tels Nissa
Rebela. La Lepénisation des idées avance.
Lorsque Sarkozy propose un ministère de
l’immigration et de l’identité nationale ou
intitule son meeting toulousain « travail,
famille, logement, identité nationale », le Pen
crie qu’il est l’instigateur de cette politique.
Lorsque Royal propose des militaires pour
encadrer des jeunes, Alliot e secrétaire général
du FN avoue que même lui n’aurait pas
osé quelque chose d’aussi radical.

Face à ces avancées, constater ne suffit pas : riposter s’impose

A Nice, la résistance antifasciste tente de
renaître dans ce contexte. Le 27 Janvier
avait lieu un colloque « international » des
identitaires ; nous avons organisé un contrerassemblement
de près de 500 personnes
face aux 100 nazillons. Le collectif réunit
21 organisations et 40 personnes. La mobilisation
est difficile, surtout en période de
campagne, mais le collectif s’est stabilisé,
son noyau d’un quinzaine de personnes se
réunit toutes les deux semaines, soutenu
par toute la gauche. Nous organisons des
actions de dénonciation et d’information
contre l’extrême droite : manifestations,
information, culture...

Lorsque Nissa Rebela brandit une image
de bon niçois, il est impératif que la culture
niçoise revienne dans les mains des
habitants de la cité, que la gauche reprenne
une histoire teintée de luttes, de solidarité,
d’ouverture. S’implanter dans le mouvement
social n’était pas suffisant. Il nous faut récupérer
tout ce qu’ils ont pris : les traditions,
l’histoire, les symboles. Nous avons pu être
présents avec un char au carnaval indépendant,
organiser une conférence début mai
sur l’identité niçoise antifasciste, intervenir
dans différents rassemblement, tenir des
stands, organiser une 2ème manif...
L’unité est notre seul chance pour, enfin,
chasser les idées brunes de nos villes.
Partout en France, des collectifs Ras l’Front
et autres renaissent, permettant de redonner
vigueur à l’antifascisme. Être révolutionnaire
c’est aussi s’avoir s’unir quand il le faut, pour
faire reculer tout ce qui peut nous diviser :
le sexisme, l’homophobie, le racisme, le
fascisme.

Kevin, [Nice]


Manifestatin le 19 avril au départ de la gare Nice Ville à18h

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