Jeunesses Communistes Révolutionnaires

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Racisme, patriotisme, immigration…

Une surenchère électorale qui fait froid dans le dos

mardi 8 mai 2007, par RED

Durant toute la campagne, on a
pu assister à un déballage et à
une surenchère sur les thèmes
de l’identité nationale, de l’immigration et
du patriotisme. Tout cela avec un parfum
d’idéologie raciste qui flottait. Cela traduit
un décalage vers la droite de l’ensemble de
la classe politique traditionnelle. Et quels
que soient le résultat de l’élection et le gouvernement
qui en sortira, nul doute que nous
aurons aussi des batailles à mener sur ce terrain
et contre ceux qui veulent nous imposer
un avenir en Bleu Blanc Rouge !

Sarkozy récupère l’électorat de Le Pen… Et ses idées !

On avait presque été habitué à la surenchère
raciste de Sarkozy. Que ce soit les
banlieues à nettoyer au kärcher ou les
jeunes qui se font traiter de racailles,
Sarkozy annonçait clairement la couleur.
La campagne présidentielle n’a pas vraiment
constitué une pause dans cette
course en avant digne de Le Pen. En effet,
Sarko nous annonçait, il y a peu, la création
d’un « ministère de l’immigration et
de l’identité nationale ». Traduisez, ministère
des expulsions et de la répression
des Sans-papiers avec une bonne dose de
nationalisme !

Un drapeau français pour répondre à l’urgence sociale !

De son côté, Ségolène Royal, au lieu de
se positionner sur le terrain de l’urgence
sociale et d’y apporter des réponses, a
préféré donner dans la surenchère patriotique
en proposant que nous placions
tous un drapeau français à notre fenêtre
et que nous chantions la Marseillaise les
14 juillet !

Et sur la régularisation des Sans-papiers,
elle propose tout simplement de continuer
la politique de Sarkozy avec une régularisation
au cas par cas !

Les frontières, le nationalisme, le patriotisme… C’est l’arme des patrons !

Il y aura toujours plus de points communs
entre deux travailleurs de nationalités
différentes et qui triment pour boucler
leur fin de mois qu’entre un ouvrier et un
patron français par exemple. Le nationalisme
sert souvent trop facilement à
mettre tout le monde dans le même sac en
nous décrétant une culture et une identité
nationale qui seraient communes. Mais
quelle identité commune y a-t-il entre les
travailleurs d’Airbus qui se font licencier et
les patrons qui se barrent avec des parachutes
dorés de plusieurs millions ?

Et le patriotisme n’est que l’exaltation de
ces pseudo-valeurs communes.
Devant le retour en force de ces idées
réactionnaires, plus que jamais nous
devons affirmer que nos luttes n’ont pas de
frontière, car ceux qui cherchent à ériger
des barrières entre les peuples ne sont pas
ceux qui cherchent à nous protéger mais
ceux qui veulent nous diviser ! En France,
le chômage et la précarité ne sont pas le
fait des immigrés mais bien des patrons
qui licencient à tour de bras en faisant des
profits monstrueux.

Damien, [Lille]