Jeunesses Communistes Révolutionnaires

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Déclaration du Réseau Education Sans Frontière

Sarkozy élu, le combat continue

mardi 8 mai 2007, par RED

L’ex-ministre de l’Intérieur dont
l’action à l’encontre des familles
sans papiers d’enfants scolarisés
et de jeunes majeurs sans papiers scolarisés
lui avait valu le titre de ministre de la
Chasse à l’enfant a été élu Président de la
République. Le RESF en prend acte.

Pour autant, élu au terme d’une campagne
largement empreinte d’une démagogie
rivalisant avec celle du Front national,
M. Sarkozy ne saurait considérer que son
score lui vaut autorisation de pratiquer
la chasse sans frein aux familles sans
papiers, aux enfants et aux jeunes majeurs.
La solidarité avec les familles et les jeunes
majeurs sans papiers s’est exprimée
tout au long de la campagne (film des
cinéastes, affaire de l’école Rampal, affaire
d’Aubervilliers, procès de Florimond
Guimard, retour de la famille Raba).
Les dizaines de milliers de familles et
d’enfants déboutés de la circulaire du
13 juin 2006, la dizaine de milliers de
lycéens sans papiers sont bien présents sur
le territoire français, certes radiés de l’existence
légale mais considérés comme des
élèves comme les autres par leurs camarades,
leurs
enseignants, les
parents
d’élèves et
bon nombre
de citoyens
de ce pays.
À l’évidence,
la question
devra être
traitée par
le premier
gouvernement de
M. Sarkozy.

Les « solutions » suggérées par le candidat
UMP (ces jeunes et ces familles
« n’ont pas vocation à rester en France »
a-t-il répété au long de sa campagne) sont
inacceptables et inapplicables.
Quoi qu’il en soit, même si le nouveau
président de la République était tenté
de tirer argument de la majorité qui s’est
rassemblée sur son nom pour essayer de
faire appliquer des mesures que le sens de
l’humanité et les droits de l’Homme et de
l’Enfant réprouvent, le RESF appellerait à
s’y opposer, fermement. Les valeurs de celles
et ceux qui défendent les familles et les
jeunes sans papiers méritent d’être défendues,
quand bien même elles seraient
condamnées par des lois de circonstance
et perçues comme minoritaires.
Le RESF appelle à la poursuite de toutes
les actions entreprises pour empêcher
l’expulsion des familles et des jeunes sans
papiers scolarisés. Il demande la régularisation
de toutes ces familles et de ces
jeunes gens. Il s’élève contre les poursuites
engagées contre un certain nombre de
militants rendus coupables du délit de
solidarité.