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Police partout, justice nulle part !

mardi 29 mai 2007, par JCR-RED

Avec Sarkozy : la répression au quotidien

On discute en ce moment de quelles vont être les premières mesures de Sarkozy. En réalité, la première mesure du nouveau président, cela a été de réprimer les protestations qui ont émergé suite à son élection. Lors des manifestations qui ont eu lieu le soir du 6 mai et dans les jours qui ont suivi, plus d’un millier de personnes ont été arrêtées et les peines ont été très lourdes : au moins 8 personnes ont écopé de prison ferme… pour avoir manifesté contre Sarkozy !

Mais cette vague de répression n’est pas le premier fait d’arme de Sarkozy. Déjà quand il était au ministère de l’intérieur, la répression c’était au quotidien avec encore plus de flics dans les quartiers, la multiplication des contrôles au faciès, toujours plus d’expulsions de sans-papiers. Et rappelons nous aussi que c’est Sarkozy et sa politique qui sont responsables de la mort de Zyed et Bouna à Clichy sous Bois.

Ces dernières années, la répression ça été aussi la criminalisation de tous les mouvements sociaux. Chaque mouvement s’est accompagné d’une vague d’arrestations, de procès et de peines de prison. Aujourd’hui encore des lycéens sont poursuivis pour avoir participé au mouvement contre la loi Fillon et nous n’avons pas pu compter le nombre de jeunes arrêtés pendant le mouvement contre le CPE tellement il était important. Ce qui est clair c’est que la classe dirigeante est prête à employer les grands moyens pour protéger ses intérêts et ceux des patrons. Mais en s’attaquant particulièrement à la jeunesse, elle cherche à faire passer l’envie de recommencer à toute cette génération qui s’est mobilisée. Elle cherche à nous faire peur pour nous faire accepter avec plus de docilité les prochaines attaques.

Contre l’Etat policier, amnistie de tous les réprimés !

La répression n’est pas une fatalité. En nous organisant et en comptant sur nos propres forces il est possible de résister à cet Etat policier qui cherche à nous faire taire. Nous devons mettre en place des comités de soutien à tous les jeunes victimes de la répression, et exiger leur amnistie. Des centaines de jeunes ont été réprimés ou condamnés, simplement pour s’être opposé à des réformes, pour s’être révolté contre la misère, le chomage, le racisme… Face à cette logique sécuritaire, nous devons affirmer que la révolte est légitime, et que les révoltés n’ont rien à faire en prison !

Nous devons nous battre pour :

- L’amnistie de tous les réprimés

- La dissolution de la BAC

- L’arrêt du fichage et l’abrogation des lois sécuritaires

- Police hors des lycées, des facs et des quartiers

Tous ensemble construisons la riposte

Il est évident que pour obtenir ces revendications, pour défendre nos droits, pour faire reculer le gouvernement nous devons construire un mouvement plus fort encore que le mouvement CPE. Nous sommes face à un gouvernement qui va vouloir taper vite et fort. Mais nous savons aussi que nous avons des capacités de résistance, les luttes de ces dernières années l’ont prouvé. L’an dernier avec le mouvement contre le CPE nous avons même réussi à faire reculer un gouvernement.

Avec les législatives qui approche on cherche à nous faire croire que le seul moyen de combattre la politique de Sarkozy serait de contrebalancer le gouvernement en faisant que le PS soit majoritaire à l’Assemblée Nationale. Mais nous savons qu’une gauche molle même majoritaire à l’Assemblée ne changera en rien notre quotidien. Le seul vote qui ait un sens pour ces élections est celui pour une force qui défend de manière intransigeante et sans concessions nos intérêts, celui pour une force qui se fait l’écho des luttes et qui les construit. Le seul vote qui ait un sens est celui pour les candidats de la LCR.

Mais nous savons surtout que nous ne devrons compter que sur nos propres forces. Et pour faire reculer ce gouvernement nous devrons construire un mouvement d’ensemble des jeunes et des salariés, une grève générale qui permette de stopper réellement les attaques de la classe dirigeante. C’est dès maintenant que nous devons préparer cette riposte car le gouvernement, lui, n’attendra pas.