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Homos, bis, trans, hétéros... l’égalité reste à gagner, il va falloir lutter !

mercredi 6 juin 2007, par JCR Metz

Aujourd’hui, tout le monde serait contre l’homophobie, même mon voisin, qui ne conduit pas comme « un pédé » et qui n’a rien contre « ces gens-là ». Mais cette tolérance de façade cache mal les insultes, les violences et les lois discriminatoires. Quelles que soient ses formes, l’homophobie est très présente dans la famille, dans la rue, à l’école ou au boulot et ses conséquences très concrètes.

La réalité est bien différente de ce qu’on nous raconte. Avant d’être élu, Sarkozy annonçait déjà la couleur : « le mariage est une organisation juridique visant à donner un cadre et une protection pour les enfants. Or, à ma connaissance, les homosexuels n’ont pas la possibilité de faire des enfants. Je suis donc opposé au mariage homosexuel ». Il recycle dans son gouvernement de choc nos pires ennemis comme Christine Boutin. Au nom de « l’ordre naturel », elle était devenue la plus acharnée des anti-PaCS en brandissant la bible à l’Assemblée nationale et en organisant une manifestation dans laquelle on pouvait librement crier : « les pédés au bûcher ». Ne comptons pas sur eux pour nous laisser le droit de choisir de (ne pas) se marier, le droit à la filiation et donner des droits aux trans. Mais malgré ses promesses tardives, le PS n’a rien fait non plus pour nos revendications. Au-delà de nos frontières le constat est le même : partout les lesbiennes, les gais, les bisexuel‑le-s et les transgenres subissent à des degrés divers l’oppression. Certes dans quelque pays le mariage est l’adoption sont des droits pour tou-te‑s mais l’égalité réelle, la disparition de l’oppression n’existent nulle part et dans 70 pays l’homosexualité est toujours illégale.

Rien sinon l’homophobie ne justifie que l’on remette toujours l’égalité à plus tard. L’égalité des droits est un principe non négociable. Pour la gagner il faut une mobilisation massive. Une seule marche dans l’année ne suffira pas : unissons-nous autour de nos revendications, organisons-nous avec tou-te-s ceux-celles qui ne veulent pas se laisser faire et manifestons massivement !


Réunion publique des JCR et de la LCR à Metz

« Lutter contre l’oppression et les discriminations à l’encontre des LGBT »

MERCREDI 13/06 20h à la Maison des Associations,

1bis, rue du Coëtlosquet (près du Virgin)


Normes et capitalisme

Pourquoi avoir les cheveux courts empêcherait-il d’être une femme ? Pourquoi un homme ne pourrait-il pas mettre de jupe ? Pourquoi « enculé », « pédé », seraient-ils des insultes, et pas « hétéro » ? Pourquoi les lesbiennes seraient-elles frustrées ou frigides ? Pourquoi un homme qui se sent femme ne pourrait-il pas le devenir ? Pourquoi on ne demanderait pas aux hétéros quel traumatisme ils ont subi dans leur enfance pour devenir «  comme ça » ?

Encore aujourd’hui, nombreux sont ceux qui nous répondent que tout cela est naturel : à côté de la ‘‘normalité’’ hétérosexuelle, il y aurait juste une minorité de malades et de déviants... Pourtant notre place dans la société comme notre sexualité ne sont pas innées, elles sont construites socialement.

La construction des genres

Tout dans la société concoure à nous faire comprendre qu’il vaut mieux se conformer à une certaine image, à un rôle particulier  : il s’agit des attitudes à adopter, du langage à tenir ou des désirs à avoir qui bien sûr diffèrent totalement entre un garçon et une fille. Cela commence avec la layette bleue ou rose, avec les jouets : petites voitures ou poupées sans parler du kit de la petite ménagère. Un garçon doit être gourmand, tumultueux et bagarreur, tandis qu’une fille se doit d’être gentille, timide et propre. Le manquement à ces règles est immédiatement sanctionné par l’entourage, les parents comme les copains. Les premières insultes arrivent  : «  tapette  », «  garçon manqué  »... Ainsi élevé avec le caractère de chaque genre bien en place, on apprend aussi que les deux sexes sont obligatoirement complémentaires : homme et femme sont faits pour vivre ensemble et fonder une famille. L’hétérosexisme a fait son entrée, ne laissant aucune place aux relations homosexuelles, il ne fait que les nier et les réprimer.

A qui profitent ces normes ?

La famille patriarcale est le pilier de cette société. Son premier rôle, la procréation, permet à la minorité qui possède et dirige la société de transmettre sa position par le biais de l’héritage et conduit la majorité exploitée à reproduire la force de travail, à créer la future main d’oeuvre. La famille est également le premier instrument de transmission idéologique et a un rôle de maintien de l’ordre par l’éducation des enfants. Enfin elle est un lieu de travail gratuit : les tâches ménagères et l’éducation des enfants y sont pris en charge sans salaire, généralement par les femmes. La classe possédante, première bénéficiaire de cette société, a donc intérêt au maintien de ces normes qui nous oppriment.

Révolution... Sexuelle et sociale !

Notre volonté de vivre nos relations affectives et notre sexualité selon nos désirs rentre en contradiction avec les normes et le capitalisme. Lutter contre l’homophobie, c’est lutter pour l’égalité des droits, pour s’affirmer fièrement aujourd’hui. Mais c’est aussi lutter pour une société sans genre, une société sans obligation de se définir comme homo ou hétéro. Lutter pour l’émancipation des LGBT, c’est lutter pour l’émancipation de toutes et tous, c’est lutter pour changer de société ! Comme le racisme et le sexisme, l’homophobie divise notre camp social, leur origine est pourtant commune, et le seul moyen de renverser ce système qui nous opprime tous c’est de faire converger nos luttes, de s’unir... Le premier pas pour construire cette convergence est de convaincre autour de nous que la lutte contre l’oppression des LGBT ne doit pas être le seul fait des premiers concernés. Pas de révolution sexuelle sans révolution sociale, pas de révolution sociale sans révolution sexuelle  !


Nos revendications

Pour une sexualité libre :

• Une réelle politique de prévention contre le SIDA et plus de moyens pour la recherche.

• L’accès aux moyens de protection (préservatifs masculins et féminins, digues dentaires…), leur promotion et leur gratuité.

• Une éducation sexuelle à l’école parlant aussi du plaisir et de ses différentes formes.

• Une allocation d’autonomie à hauteur du SMIC pour tous les jeunes et l’accès au logement.

Contre les discriminations :

• La reconnaissance des trans, le droit au changement d’identité, la prise en charge des opérations et traitements par la Sécu, la dépsychiatrisation.

• Une vraie loi contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie, condamnant les propos homophobes (insultes et propos anti-homosexualité), les discriminations et reconnaissant l’homophobie comme une circonstance aggravante lors d’une agression.

• Le droit d’asile pour les opprimé-e-s sexuel-le-s et la régularisation de tous les Sans-papiers, notamment les homosexuel-le-s persécuté-e-s.

• La reconnaissance du PACS pour le regroupement familial et la naturalisation d’un conjoint étranger.

Égalité des droits :

• Le droit au mariage et à la parentalité (adoption, insémination) pour les couples homos et de trans.


Qui sommes-nous ?

Le combat pour l’émancipation des LGBT (lesbiennes, gais, bis et trans) est parti prenante du combat révolutionnaire des militant-e-s de la LCR et des JCR. Nous luttons dans la perspective d’une société débarrassée de l’exploitation que nous impose une minorité de patrons et d’actionnaires et de toutes les oppressions (racisme, sexisme, homophobie...). Sans attendre le grand soir, nous voulons contribuer à la prise de conscience collective de notre force, à construire et animer les mobilisations sociales.


Participez aux 24èmes Rencontres Internationales de Jeunes du 21 au 28 Juillet

Aujourd’hui, la marche des fiertés est encore interdite ou réprimée dans certains États, comme dans l’État d’Israël ou en Russie. Il est nécessaire de développer la solidarité entre les luttes au niveau international.

C’est pour faire le point sur l’année passée et échanger avec des militant-e-s d’autres pays que les JCR participent tous les ans à ces rencontres, qui se tiennent cette année en France, près d’Agen. Elles sont organisées par la Quatrième Internationale, dont la section française est la LCR.

Avec des jeunes de toute l’Europe, mais aussi des Philippines, du Mali, de Palestine, du Venezuela, de Russie, nous pourrons échanger nos expériences, nous former mutuellement, discuter et débattre de très nombreux sujets.

Nous voulons faire de cette échéance une expérience pour la construction d’une autre société. C’est pour cela que le camp est autogéré, ce qui signifie que toutes les tâches, du nettoyage à la sécurité, sont assurées par les participants eux-mêmes. Cela signifie aussi un espace de respect et de fraternité où les comportements sexistes, racistes ou homophobes n’ont pas cours. Un espace et une soirée femmes non mixtes permettent aux femmes de discuter ou de faire la fête sans pression masculine. Une soirée LGBT propose à tous d’expérimenter d’autres comportements par le biais de jeux.
La journée, de nombreux thèmes seront discutés : mondialisation, écologie, internationalisme, féminisme, LGBT, antiracisme, histoire, classe ouvrière... Le tarif du camp s’élève à 145 euros pour une semaine. Des départs collectifs seront organisés dans plusieurs villes.

Pour participer ou vous renseigner, n’hésitez pas à prendre contact avec les JCR !


Université d’été de la LCR du 25 au 29 Août à Port-Leucate

L’Université d’été sera l’occasion de débattre de la situation actuelle, mais aussi de prendre le temps de réfléchir à des questions politiques qui sont au cœur de notre militantisme, comme celles de la démocratie, de l’internationalisme, de l’écologie, du féminisme, de la lutte contre les discriminations… le tout dans un cadre permettant de concilier débats et détente (à la plage). Plusieurs débats concerneront les questions homosexuelles, en présence de Jacques Fortin, auteur de Homosexualités, l’adieu aux normes, membre de la direction de la LCR et président de l’Université d’été euroméditerrannéenne des Homosexualités.

Pour plus d’infos : lcr_universite_ete@yahoo.fr


Contacts à Metz

JCR : metz@jcr-red.org / 06.30.10.59.15

LCR : lcr57@nomade.fr / 06.80.38.43.19