Jeunesses Communistes Révolutionnaires

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Résolutions

dimanche 17 juin 2007, par JCR-RED

Résolution femmes

Le féminisme est toujours d’actualité, il est important de le réaffirmer. D’une part les attaques menées aussi bien au niveau européen qu’au niveau national rendent nécessaire l’organisation d’une riposte. D’autre part les jeunes femmes sont en réelle demande d’informations sur ces questions.

1. BILAN

A. Les Marches Mondiales

Bien que la couverture médiatique n’ait pas été à la hauteur de l’événement, les manifestations ont été des succès. Les mots d’ordre ont bénéficié de l’écho des mobilisations et des débats anti-mondialisation autant qu’ils les ont nourris.

La préparation des Marches s’est faite autour de Collectifs locaux qui préexistaient ou qui se sont créés à cette occasion. Elle a permis de remobiliser de manière unitaire sur la question femmes et sur des revendications à la fois locales et internationalistes.

Les Marches avaient ainsi pour vocation de mettre en place un réseau international, mais il n’est pas certain qu’il puisse perdurer en raison de la diversité des structures présentes. La manifestation européenne a été un réel succès (50 000 personnes à Bruxelles). Cependant, la mobilisation avait une surface restreinte et reste superficielle.

Les JCR ont participé à l’animation et à la création des Collectifs locaux. Des interventions unitaires “ jeunes ” ont été possibles au niveau national avec un pôle Jeunes. Les JCR ont su apparaître de manière dynamique dans les cortèges.

B. L’activité des JCR

La difficulté de l’intervention femmes des JCR tient en l’absence d’organisation de masse nationale qui puisse offrir des perspectives. L’intervention est donc très variable et liée aux situations locales. L’apparition propre nous a permis d’intervenir sur de multiples sujets mais pas de pallier à cette absence. Nous n’avons donc pas pu contribuer à la constitution d’une mobilisation spécifiquement “ Jeunes ”.

La mobilisation autour des Marches Mondiales était une des priorités de l’organisation. Elle a servi de tremplin pour une pratique et une formation sur le tas. Des meetings JCR se sont tenus.

Les sections participent aussi aux associations et structures féministes locales, notamment par le lancement de MixCité.

Du matériel est sorti : une brochure générale, un tract sur “ l’image des femmes ” et “ avortement/contraception ” pour le 8 Mars, un tract spécifique, un bandeau “ Le corps des femmes n’est pas une marchandise ”, une affiche “ avortement/contraception ” et des autocollants.

2. PERSPECTIVES

Grâce au double contexte exposé précédemment, l’activité femmes s’est trouvée globalement relancée. Cela est un bon présage pour cette année, d’autant plus qu’une lourde actualité nous attend et nous permettra de développer des axes de radicalisation assez intéressants, surtout dans la perspective d’un travail lycéen.

Tout d’abord, cette année est celle de la tant attendue révision de la loi sur l’avortement qui comporte des volets essentiels pour une organisation de jeunesse comme la nôtre : la suppression de l’autorisation parentale pour les mineures mais aussi celle de l’entretien préalable. Ce contexte permet de relancer toutes les campagnes en faveur de la contraception et notamment sur les questions de gratuité et de libre accès – encore une nouveauté – de la pilule du lendemain au lycée. Nous verrons aussi la mise en pratique de la loi sur la parité et par là même l’occasion d’en dénoncer toutes les insuffisances et hypocrisies. Enfin, plus globalement, nous devrons faire face à toutes les tentatives d’harmonisation européennes (nous en avons déjà fait les frais avec le travail de nuit) : sur la gynécologie mais aussi sur les congés de maternité et la protection des travailleuses enceintes. La nécessité de porter un discours féministe et révolutionnaire se fait d’autant plus pressante que le gouvernement en multipliant les mesures de surface (tout dernièrement la question du nom donné à l’enfant ) tend à s’affirmer comme menant une politique féministe – qu’en dire quand on tente de nous faire avaler le travail de nuit comme une avancée égalitaire ? – et à faire croire à la disparition du patriarcat et à l’oppression vécue par les femmes.

De multiples champs d’action nous sont donc ouverts (et il reste toujours des initiatives fixes comme le 8 mars pour les faire valoir ) :

• tout un travail est à effectuer auprès des lycéenNes sur la question de l’avortement et de la contraception : au-delà d’une simple information ( notamment sur la possibilité d’exiger de leur infirmière scolaire la pilule du lendemain sans autorisation parentale ), il faut profiter de ce contexte favorable pour développer des revendications et mener des campagnes, par exemple sur la gratuité de la contraception ou sur la nécessité de cours d’éducation sexuelle dès le plus jeune âge

• de même nous devons être vigilantEs par rapport à toutes les questions d’harmonisation européennes et s’attacher à leur dénonciation, ne serait ce que dans notre matériel national, en particulier dans RED (travail de nuit, congé de maternité…)

• prendre le contexte des municipales comme tremplin pour développer à la fois des revendications féministes de base ( crèches, … ) mais aussi pour stigmatiser la politique de demi-teinte du gouvernement ( loi sur la parité, refus de faire appliquer la loi d’entrave à l’IVG, … )

• s’investir sur les questions de solidarité internationale. Tout d’abord parce qu’il est essentiel de tenter de donner une suite aux différents collectifs et contacts mis en place pendant les Marches. Ensuite, puisque notre organisation a décidé de s’investir fortement dans les associations de lutte contre la mondialisation capitaliste, et notamment dans ATTAC, il serait dommage de ne pas y porter les revendications féministes. Nous devrions réfléchir à la sortie d’un matériel national sur ce thème.

• Nous nous plaignons de l’absence de cadres de travail de masse sur la question femmes, mais le contexte de réunification syndicale nous offre une grande opportunité : celui du réinvestissement de notre courant dans l’animation de commissions femmes et dans la structuration d’une commission nationale. Se pose aussi la question dans certaines sections d’un investissement dans Mix-Cité

• Le développement des magazines pour homme et des publicités mettant en avant le corps des femmes comme moyen de faire vendre ou carrément une marchandise, rend la question de l’image des femmes très prégnante. Nous continuons à utiliser le matériel élaboré précédemment.

3. FONCTIONNEMENT

A. Les AG non mixtes

Les AG non mixtes se justifient car l’organisation n’est pas un îlot coupé du reste de la société, et l’oppression des femmes n’y est pas supprimée. L’AG non mixte est le cadre qui permet la prise de conscience par les camarades femmes de leur oppression spécifique.

Elle permet également l’établissement d’un rapport de force dans l’organisation, qui amène une prise en compte plus importante du travail femmes.

Les AG non mixtes permettent aussi aux camarades femmes de prendre confiance en elles, et donc d’accéder plus facilement à la prise de parole, et de s’investir plus dans d’autres domaines ( travail de masse, tâches de direction…).

Le fait que les AG non mixtes aient lieu en DN permet aux camarades élues de retransmettre cette expérience dans les sections.

Cependant, le cadre non mixte doit apparaître comme une nécessité : les thèmes qui y sont discutés doivent donc être ceux qui nécessitent réellement ce cadre.(intériorisation des schémas, pornographie, prostitution…)

Il est très important de rendre compte des débats en mixte, pour permettre aux camarades hommes de participer au travail féministe. En effet, les cadres de discussion du matériel, d’organisation des campagnes doivent être mixtes, et l’activité féministe doit être menée par toute l’organisation .

B. Le secrétariat femmes

Pour la question femmes le problème du fonctionnement présente un grand enjeu puisque, l’orga se renouvelant très rapidement il faut des structures à même d’assurer une certaine pérennité. Ce serait la principale fonction du secrétariat. Son bilan pour l’année n’est pas très positif puisqu’il a fonctionné de manière irrégulière et n’a pas réussi à se structurer de manière à être rapidement efficace. Cependant, il a permis d’associer les sections à l’élaboration du matériel. La mise en place, par ailleurs, d’unes équipe parisienne active sur les questions femmes, a permis de réimpulser une dynamique ( revue de presse, tract national sur la contraception, préparation du 8 mars …). Il est donc important de maintenir cette structure telle qu’elle existe et de réfléchir cependant aux manières d’améliorer son fonctionnement et son efficacité :

réunions plus régulières

réel suivi des sections par exemple par la mise en place d’une personne référente par section

mise en place d’une liste de diffusion sur les questions féministes ( permettant la circulation rapide de tous les tracts, topos, …

C. Formation

Pour que toutes les sections puissent disposer des mêmes outils, il faut multiplier les formations. Ceci doit notamment passer par des points en DN (à chaque AG non-mixte et en plénière dès que possible) et par la mise à disposition de topos. Il faut aussi avoir le souci de formations traitant à la fois de questions de base et de points plus pointus.

Les JCR doivent aussi avoir des lieux permettant d’échanger sur les expériences et pratiques. Un stage de 2 Jours serait donc nécessaire en complément des AG non-mixtes.

le camp est souvent l’une des premières expériences de cadres non mixtes pour les militants et les sympathisants. C’est aussi un lieu de formation important. Il faut y prévoir systématiquement des formations de base (auto-oppression, mixité/non-mixité…) et aussi des débats plus pointus.

D. Les instances

La DN est paritaire, mais dans le cas des couples mixtes, ce sont souvent les hommes qui votent, ce qui posent des problèmes.

Par contre, la féminisation du BN reste difficile, ce qui peut s’expliquer en partie par la représentation des sensibilités, mais ce n’est pas la seule cause. A chaque renouvellement du BN se pose le problème de sa féminisation.

Un bon fonctionnement des cadres non-mixtes participe à la formation de camarades femmes aux tâches de direction et peuvent permettre une féminisation des instances.

Pour assurer un suivi régulier de l’activité femmes, un membre du BN doit en être chargé.

E. Matériel

La sortie de matériel sur les questions féministes doit se poursuivre. Des tracts doivent être proposés quand l’actualité l’impose notamment sur la question de la révision de la loi de l’IVG (travail d’explication et revendications plus globales sur la contraception (gratuité, libre accès, pilule du lendemain) en direction des lycées.. Le prochain secrétariat femmes et le prochain BN sont mandatés pour sortir du matériel. Plus généralement, dans le matériel que nous sortons, nous veillons à ce que les revendications féministes soient présentes et explicitées, notamment sur le thème de la mondialisation.

Résolution Education

I. Après la démission d’Allègre, continuité de la politique libérale.

La démission d’Allègre est une grande victoire des mouvements lycéens et enseignants qui ont eu lieu ces dernières années. Cependant, avec l’arrivée de Lang, le fond de la politique éducative du gouvernement n’a pas changé. D’ailleurs, le personnel chargé de la faire appliquer reste en place (notamment au niveau de la Direction de l’Enseignement Supérieur). Les actions menées, les réformes engagées et celles mises en suspens mais non annulés par le nouveau ministre s’inscrivent parfaitement dans la politique globale du gouvernement Jospin : “moderniser” le capitalisme français pour l’adapter aux besoins de la mondialisation.

A noter aussi l’apparition d’un véritable marché de l’Education (cf. forum de Vancouver), notamment autour du commerce des cours en ligne et autres nouvelles technologies. La politique de libéralisation de l’enseignement du gouvernement Jospin répond ainsi à l’offensive de nombreuses entreprises qui voient dans l’Education un secteur productif à part entière, source de profits juteux (le secteur éducatif représente un marché mondial de 12 000 milliards de Francs).

Dans le cadre du capitalisme, le système éducatif joue en effet un rôle essentiel dans la préservation des rapports de production : reproduction de la division sociale du travail et des hiérarchies afférentes (du travailleur manuel au travailleur intellectuel, à l’exécutant jusqu’aux dirigeants et à leur “élite”), inculcation des normes et de l’idéologie dominantes, diffusion des savoirs strictement nécessaires pour assurer l’intégration des salariés à la communauté politique. La dynamique de massification enclenchée au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’existence différenciée de filières technologique, professionnelle, “générale” et des grandes écoles témoignent de cette relation entre l’Ecole et le système productif. Le système éducatif doit être déconnecté des besoins en main d’œuvre productive et doit avoir un rôle de formation intellectuelle et de socialisation de l’individu. La formation professionnelle doit aussi être déconnecté de cette formation intellectuelle : on peut être philosophe et menuisier par exemple.

Dans le même temps, les institutions scolaires sont modelées par ceux qui les fréquentent ou cherchent à les intégrer. S’y génèrent donc des contradictions entre les stricts besoins de l’économie capitaliste et le rapport des jeunes et des salariés à l’institution scolaire. La massification est aussi le produit d’une aspiration à l’ascension sociale dans la France des Trente glorieuses. Le cadre du service public d’Education tel que nous le connaissons en France cristallise un certain nombre d’acquis issus des luttes de la jeunesse et des salariés : reconnaissance nationale des diplômes dans les conventions collectives, libre accès en premier cycle universitaire pour les titulaires du baccalauréat, dispositifs d’aide sociale… L’idée même de service public obligatoire et gratuit, impliquant la revendication d’un droit égal pour tous les jeunes à l’éducation, perturbe une vision purement “rentabiliste” du système éducatif (même si le développement du service public est aussi le produit des besoins capitalistes en terme d’élévation du niveau de formation global des salariés). Le niveau de conflictualité dans le secteur éducatif, la succession des grèves lycéennes, enseignantes et étudiantes témoignent de l’enracinement de cette idéologie du service public.

L’adaptation du capitalisme français aux besoins de la mondialisation doit répondre à deux objectifs :

• contribuer à l’homogénéisation d’un marché européen en formant une main d’oeuvre employable dans n’importe quel pays de l’UE (et en clôturant ce marché par une sélection drastique des étudiants étrangers) ;

• flexibiliser le système éducatif à la mesure du système productif, condition nécessaire à la poursuite du processus de segmentation et de précarisation du marché du travail (comme le propose récemment le conseil économique et social) .

Le rapport Attali “Pour un système européen d’enseignement supérieur” préconisait un certain nombre de mesures destinées à répondre au premier objectif (via le système du 3/5 ou 8).

Le récent rapport du commissariat général du plan développe les orientations liées au second objectif :

• individualisation de l’accès à l’éducation par la mise en place d’un “capital formation” de 20 ans incitant les jeunes à raccourcir leur formation initiale en contrepartie d’un retour assuré en formation continue (la notion de scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans disparaît) ;

• Faire payer les études : “L’idée d’un capital initial de formation défini en nombre d’années impliquerait logiquement que ce capital s’épuiserait et conduirait ainsi à rendre les études payantes après 20 années de “consommation”” !

• développement des diplômes régionaux en fonction des besoins locaux, poursuite de la régionalisation du financement et de la gestion des établissements ;

• création de diplômes d’entreprise à travers la mise en place de “centres de formation” par les entreprises elles-mêmes ;

• création de “la carte personnelle de compétences” : “c’est-à-dire un portefeuille validé de connaissances, de compétences, de comportements que chacun peut faire évoluer en fonction de son sujet” ;

• allocation d’étude a minima censée inciter l’étudiant à travailler en parallèle, et restreinte dans le temps pour dissuader les jeunes de suivre des études longues, remplacée ensuite par des prêts à taux zéro ;

• développement des allers-retour entre école et entreprises tant pour les étudiants que pour les enseignants ;

• spécialisation précoce à l’issue d’une “formation première” (autour de 14-16 ans) ;

• développement de la professionnalisation, des “incubateurs d’entreprise”…

La succession d’Allègre par Lang et Mélenchon a jusqu’à maintenant globalement rempli son objectif.

Jack Lang a radicalement changé de méthode et carresse tout le monde dans le sens du poil, il joue de son image de “Monsieur Culture” pour se préserver des accusations de fossoyeur des filières “non rentables” (sciences humaines…). Son sens de l’écoute, le ralentissement du rythme des réformes lui permettent de poursuivre sans encombres : application du Plan U3M par la contractualisation, loi sur l’innovation… A la rentrée 2000 Lang annonçait avec fracas un plan pluriannuel de recrutements : 33 200 nouveaux emplois en 3 ans pour tout le secteur éducatif, dont 5 600 pour l’enseignement supérieur (2 600 enseignants et 3 000 personnels IATOSS). Pour les étudiants, cela devrait se traduire à la rentrée 2001 par la création de 600 postes d’enseignants-chercheurs et 1000 postes de IATOS. Or le SNESup dénombre à 33 955 le nombre d’emplois qu’il faudrait créer immédiatement pour accorder des conditions de travail au moins décentes aux étudiants, et il ne parle que des profs ! Sans compter les énormes besoins en terme de renouvellement du corps enseignant : avec toute la génération du baby-boom qui va partir en retraite dans les dix prochaines années, ce seront 15 700 postes d’enseignants qu’il faudra renouveler d’ici 2008.

Mélenchon, membre de la Gauche socialiste, joue parfaitement son rôle de caution “mouvement social” au gouvernement : il a su apaiser les enseignants du secteur professionnel en faisant quelques concessions, alors que ceux-ci devenaient le secteur en pointe des luttes contre la politique éducative du gouvernement. Mais il poursuit fondamentalement la même ligne : trop heureux d’avoir fait parvenir son courant aux plus hautes sphères du pouvoir (alors que les militants GS sont traités en parias au sein du PS), il applique loyalement la politique de Jospin en l’aménagement d’un discours gauche. Sa dénonciation bruyante de l’hypocrisie du collège unique l’illustre bien : alors qu’il dénonce à juste titre une situation qui mène de nombreux jeunes à l’échec et à la relégation, coincé par la politique d’austérité qui interdit de poser le problème des conditions d’études, de l’encadrement, du suivi approprié, il en tire les pires conclusions en reprenant les propositions les plus réactionnaires (avancer l’âge du choix d’orientation dès la 4ème). De même, il a parfaitement pris en charge la mise en place des licences professionnelles qui se traduit par la création de diplômes adaptés aux besoins immédiats des entreprises locales (cf. Texte 3ème congrès).

Les prises de position de Mélenchon ne sont pas sans susciter des remous dans la Gauche socialiste. La fraction étudiante qui dirige l’UNEF-ID a ainsi durci sa position sur les licences pros en octobre dernier (même si aujourd’hui c’est plutôt le silence radio sur ce sujet). Surtout, l’UNEF-ID a rendu public un communiqué de presse qui prend ouvertement le contre-pied du ministre en défendant sans ambiguïté le collège unique. Ces contradictions doivent nous permettre de faire très concrètement la démonstration auprès des militants jeunes de la GS des impasses de la solidarité gouvernementale quand on se veut un courant “gauche” et antilibéral…

II. Quelles ripostes ?

Après la quasi-grève générale dans l’Education du printemps 2000 qui a fait chuter Allègre, les mobilisations qui touchaient essentiellement le secondaire (lycéens, parents et profs) sont retombées. C’est principalement le supérieur qui se mobilise ces derniers temps. Les annonces de Lang sur la fin du dogme du gel de l’emploi public sont vite apparues comme de la poudre aux yeux mais elles ont contribué à légitimer les exigences des étudiants et des enseignants : Paris 13, VSQ, Aix-Marseille, Grenoble, Montpellier, Metz… De nombreuses universités se sont mobilisées en 2000-2001.Cette remontée des luttes étudiantes a été croissante et a culminé en mars avec deux grèves massives, Montpellier 3 (Lettres) et Metz (AG et manifs de + de 1000 étudiants, piquets de grève). Nous avons été à la pointe de ces 2 mobilisations, soit directement en tant que JCR soit par le biais de nos courants syndicaux. Malgré des tentatives d’extension nationale du mouvement, et des mobilisations plus ou moins réussies (Toulouse Mirail, Reims, Nantes, Le Havre), la mobilisation n’a pas pris une dimension nationale. L’UNEF-ID a servi de médiateur entre les grévistes et le ministère mais n’a pas pesé de tout son poids pour une mobilisation générale. La puissance des 2 principaux mouvements, leur inscription dans la durée, a contraint le ministère à céder au moment où commençaient à se développer de nouveaux foyers de mobilisation : 20 millions de Fcs pour Metz, 6 millions pour Montpellier. Jugées insuffisantes par les étudiants, ces annonces ont néanmoins été accueillies comme des victoires, la preuve que la lutte paye. L’heure semble aujourd’hui, au vu de l’essoufflement du mouvement dans ces 2 facs, à une sortie de lutte en positif s’appuyant sur ces acquis. La démonstration faite par les étudiants de Metz et Montpellier doit être un point d’appui dans notre agitation sur les facs.

La mobilisation s’est aussi inscrite dans la durée pour les étudiants de secteurs périphériques : écoles d’archi, étudiants infirmiers, étudiants en travail social. Deux principales questions, outre les problèmes traditionnels de moyens (renforcés par l’augmentation des quotas à l’entrée de ces filières sélectives) : la lutte contre la précarité (exploitation des stagiaires) et pour un réel statut étudiant (ces écoles ne sont pas rattachées au ministère de l’Education nationale, elles n’ont pas les mêmes droits pour les bourses et l’accès aux différents services sociaux, leur niveau d’études n’est pas reconnu pour les équivalences). Là aussi, en particulier dans le mouvement des étudiants travailleurs sociaux, les camarades JCR/LCR jouent un rôle prépondérant.

Nous sommes confrontés à une situation contradictoire sur les Universités : outre le morcellement croissant du système éducatif (facs, IUT, IUP, BTS, écoles…), on assiste, du fait de la politique de contractualisation (plan U3M), au creusement des inégalités entre les grosses et les petites universités. Dans les grosses facs, afflux d’étudiants, surpeuplement et pénurie budgétaire. Sur les petites facs, désertion des étudiants au profit du pôle régional principal, fermeture de filières et spécialisation des établissements. Sans parler des sites délocalisés dont les seules chances de survie semblent être dans la spécialisation en fonction des besoins précis du bassin d’emploi. Cette dualité entre facs à problèmes par manque d’argent et facs à problèmes par manque d’étudiants risque pèse déjà sur les chances de structuration nationale des mobilisations.

III. Notre intervention.

A l’Université.

Notre intervention syndicale a surtout été marquée par les péripéties de la refondation. La configuration finale : un “congrès de l’UNEF pour le rassemblement” UNEF-ID/Tous Ensemble/associations, suivi d’une AG fondatrice de la nouvelle organisation avec la direction de l’UNEF. Ce schéma, nous l’avons imposé in extremis, alors que la GS avait décidé d’un congrès de l’UNEF-ID absorbant ceux qui le voudraient bien, sans plus se soucier de la suite du processus. Conscients que la remontée des luttes étudiantes rendait urgent l’achèvement du processus (pour se consacrer entièrement aux mouvements et disposer du réseau national adapté), nous avons pris la décision de mettre le coup de pression ultime à l’UNEF en annonçant la participation de Tous Ensemble au congrès de mai, quel que soit le choix de Karine Delpas. Cette décision paraît avoir précipité la prise de conscience de la part de l’UNEF de la nécessité d’aller jusqu’au bout.

Le congrès de rassemblement qui s’annonce ne sera pas de tout repos. Entre 15 et 20 000 cartes ont été centralisées au total. Nous en avons centralisé environ 900 pour “Tous Ensemble” (113 Sud, environ 300 UNEF, le reste UNEF-ID), soit entre 5 et 7,5% ! Le système des mandats, la découverte pour beaucoup de camarades du déroulement d’un congrès “à la sauce UNEF-ID”, la profusion de cartes d’origines douteuses font que nous ne devons pas espérer un score formidable. L’enjeu est ailleurs : achever le processus d’unification pour donner aux étudiants un outil renforcé, un seul syndicat pour mieux les défendre ; atteindre le seuil qualitatif permettant de construire un courant syndical crédible et capable de peser face à la bureaucratie et dans les luttes ; enraciner localement nos équipes syndicales et conquérir de nouvelles positions dans les AGE. Nous devons avoir conscience que le gros du travail se trouve encore (malgré les apparences) après la refondation : pour animer et construire un courant syndical combatif. S’il est des objectifs à se fixer en terme de poids global dans le nouveau syndicat, cela devra se faire dans la perspective du congrès suivant (15-20 %…). En outre, un certain nombre d’équipes syndicales restées en dehors du processus seront encore à convaincre : Sud étudiant au Havre, à Toulouse, UNEF à Rouen…

Notre investissement dans l’unification a permis de remettre en place une équipe nationale, principalement parisienne (mais pas seulement). Un véritable secrétariat étudiant peut et doit se remettre en place rapidement. Nous devons toutefois prendre garde, avec la réunification de nos 3 fractions syndicales, à ne pas déplacer le lieu des décisions. Ce ne sont pas les JCR qui prennent les décisions pour Tous Ensemble en réunion de fraction, en excluant les autres (GR, speb, inorganisés…). L’orientation de notre tendance doit être élaborée collectivement et démocratiquement : d’où l’importance d’un bulletin national régulier de tendance, de réunions nationales et locales de tendance…

Le dynamisme des luttes étudiantes et leurs débouchés positifs laissent ouverte la possibilité d’une relance des mobilisations. L’enjeu de la période à venir : développer les mobilisations pour mettre un coup d’arrêt à l’offensive libérale, imposer un réengagement budgétaire massif de l’Etat dans l’Education. La question des moyens est toujours décisive (revendoication de la loi de programmation budgétaire), mais les étudiants sont aussi sensibles aux dangers des diplômes au rabais comme les licences pro (cf plate-forme grève Montpellier, agitation autour du rapport du Plan). Après l’avertissement des municipales qui révèle un gouvernement moins solide qu’il n’y paraît (et dont Lang n’est pas le moins bousculé), le développement de mobilisations massives dans les universités pourrait être un élément déstabilisateur dont Jospin se passerait volontiers. C’est ce qui explique les concessions faites aux mouvements, malgré une intransigeance de façade. Les luttes étudiantes ont à plusieurs reprises généré des crises politiques plus larges en convergeant avec les luttes des salariés (cf. 95). Un tel schéma pourrait se reproduire dans le contexte actuel de remobilisation sociale.

Notre présence dans les syndicats, du fait notamment de notre éparpillement, se résumait souvent de cette manière : des équipes militantes boostées et en première ligne lors des mobilisations, mais une incapacité chronique à gérer les appareils, à développer un syndicalisme de masse (faible syndicalisation, faible participation des adhérents…). L’unification de notre courant syndical doit nous permettre de nous doter d’une véritable stratégie de construction syndicale, sur le long terme et au quotidien. Ce qui implique de dégager, dans le cadre de la tendance, des thématiques et des terrains d’intervention prioritaires :

 Nous pourrions ainsi envisager de faire un effort particulier en direction des étudiants en résidence universitaire. L’intervention en cités U permet en effet de toucher des étudiants de toutes filières, issus des couches sociales nouvelles venues à l’Université, avec une forte proportion d’étudiants étrangers. Autant d’éléments qui caractérisent un milieu très sensible au discours syndical, d’autant plus qu’il est particulièrement menacé par la politique locative actuelle des CROUS (faire moins de chambres, plus grandes et plus chères, avec celles existantes). Sachant que la 2ème partie de l’année Universitaire 2001-2002 sera marquée par les élections aux CROUS, mais aussi présidentielle et législatives, la question du statut social des jeunes devrait être au coeur des débats (cf. proposition de loi d’allocation autonomie par le groupe PCF, cf. campagne de Chirac en 95 sur l’allocation d’études, cf. campagnes de l’UNEF-ID…). C’est notre courant qui avait relancé la revendication d’allocation d’études et du statut social étudiant dans l’UNEF-ID en 94. Nous devons reprendre l’initiative sur ce thème et réfléchir à en faire une priorité de notre action syndicale pour le 2ème semestre 2001-2002 (actions, campagnes sur l’allocation d’études, les cités U, l’égalité des droits entre étudiants français et étrangers, pas une de nos AGE sans comités/associations de résidents rattachés au syndicat…). Cette activité syndicale sur le statut social des jeunes peut facilement s’articuler avec notre activité politique, par la mise en place d’un collectif unitaire des organisations de jeunesse pour une allocation d’autonomie (cf. réso DN 02/01).

 Nous devons aussi rester en pointe sur les liens étudiants-salariés dans la dynamique des grèves McDo, Pizza Hut… La tendance Tous Ensemble propose ainsi dans le cadre du congrès de mai la création d’une commission étudiants-salariés qui travaillerait en lien avec les syndicats ouvriers (permanences juridiques dans les facs sur les stages et les petits boulots, élaboration et batailles communes contre la professionnalisation, campagnes de syndicalisation communes sur les secteurs à forte proportion d’étudiants comme la restauration rapide ou les téléservices…).

Au niveau politique, le mandat du précédent congrès n’a pas été respecté : la brochure Ecole n’est pas sortie. Cela reste une tâche pour le futur secrétariat étudiant, car un matériel de formation de cet ordre est toujours d’actualité. La brochure devra être prête pour la rentrée universitaire. Par contre le 4 pages éducation a bien marché et montre qu’on peut intervenir politiquement sur les questions scolaires sans faire du “parasyndical”. Le stage lycéen/étudiant a été plutôt réussi et devra être réitéré.

Dans les lycées

Sur les lycées, l’absence de structures de masse ayant une réelle existence ne nous laisse pas beaucoup le choix, même si l’unification syndicale étudiante pourrait permettre de relancer l’idée d’un syndicat lycéen rattaché au syndicat étudiant, alors même que l’affrontement FIDL / UNL tourne à l’avantage de l’UNL.

Dans les lycées où nous avons des militants, ils peuvent mettre en place un cadre local de débat qui leur permette de rassembler autour d’eux des jeunes qui se politisent avec éventuellement l’édition d’une feuille du lycée.

Par ailleurs nous intervenons sur des lycées dans lesquels nous ne sommes pas présents afin de politiser les lycéens et de nous y implanter. Pour cela il est nécessaire d’avoir un bulletin régulier à y distribuer. Des bulletins existent déjà dans un certain nombre de villes. Ils doivent être centralisés pour pouvoir être réutilisés par d’autres sections.

On pourrait également réfléchir à la mise en place d’un sorte de “feuille de lycée” sur le principe des feuilles de boîte : un recto national rédigé par le national, auquel les sections ajoutent un verso local rédigé avec les lycéens JCR, les contacts…

Les lycées professionnels se sont massivements mobilisés lors des derniers mouvements lycéens, aussi bien les lycéens que les enseignants. Ils se sont mobilisés aussi contre des réformes spécifiques aux lycées pro. Ces réformes d’une part poursuivent la professionnalisation de ces filières via les atages et la participation des entreprises aux choix des programmes et aux jury de certains diplômes, d’autre part elles sont des attaques directes aux acquis des enseignants. Il s’agit d’annualiser leur temps de travail en rattrappant les heures durant les quelles les élèves sont en stage pendant les autres semaines.

Par ailleurs reste la question de la taxe professionnelle. Cette taxe doit être versées par les entreprises à l’établissement de leur choix. Ceci induit donc des disparités énormes entre lycées suivant les entreprises présentes et également suivant le type de filières de l’établissement.

Diversifier notre implantation dans la jeunesse scolarisée

Plusieurs sections font l’expérience de distribuer un bulletin sur des Centres de Formation pour Apprentis. À Paris, cette activité nous a permis d’avoir plusieurs apprentis en contact. Le bulletin est plutôt bien reçu. D’autres sections s’adressent aux lycées professionnels à l’aide d’un matériel particulier également. Si toutes les villes soulignent la difficulté d’élaboration d’un matériel spécifique, toutes les expériences menées sont pour l’instant positives en termes d’apparition, de contact et d’élargissement de notre surface. Nous poursuivons cette diversification de notre implantation et centralisons cette activité pour pouvoir en faire profiter toute l’organisation notamment par la remise en place d’une commission précarité/jeunes travailleurs.

Plan du manifeste pour la jeunesse

NB. Les titres ne sont pas définitifs. Entre parenthèses, le poids relatif des parties.

Introduction : (1)

données brutes révoltantes (des inégalités de plus en plus criantes)

le règne mondial de la loi des profits : une folie généralisée destructrice

un renouveau des luttes

annonce du plan : nous proposons d’agir maintenant pour transformer l’avenir

1. LUTTER ENSEMBLE (2,5)

A. Contre les discriminations, pour l’égalité des droits

Division des opprimés

Hommes / Femmes

Racisme

Quartier ghetto

Répression

Droit aux études et à la culture

Homophobie

B. Pour l’autonomie de la jeunesse

Rôle de l’oppression spécifique

Précarité / statut social (conditions de travail, allocation d’autonomie) .

Sexualité

Drogues

C. Nos luttes n’ont pas de frontière

Solidarité internationale

Mondialisation impérialiste

Taxe Tobin, contrôle démocratique (interdiction des licenciements, …)

Services publics

Écologie

Libre circulation, annulation de la dette

Europe démocratique et sociale

Transition : unifier les luttes, faire avancer le niveau de conscience

2. UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE (2)

A. Rien n’est à eux, tout est à nous !

Notre force

Lutte des classes

Abattre le système

B. Révolutionnaires !

Parti

Révolution

État

Bilan du siècle (stalinisme, notamment)

C. Pistes pour un projet de société alternative

Autogestion

Démocratie

Développement durable

Conclusion : Rejoins nous ! (0,5)

Motions

Motion CN jeunes

Le 4ème congrès national des JCR-Red réaffirme sa volonté d’organiser, pour la rentrée universitaire, une conférence nationale jeune associant JCR, jeunes de la LCR et éventuels groupes de sympathisants « 100 % à gauche » issus des élections municipales.

Le congrès constate une situation contradictoire :

D’une part,

Les JCR-Red ont fait la démonstration de leurs capacités en termes d’apparition politique, d’élaboration et de production de matériel dans les échéances centrales (mondialisation, marche des femmes, syndicalisme…)

Le renouvellement important de l’organisation, la qualité des débats du congrès montrent que les JCR restent en capacité d’organiser et de former les jeunes militants révolutionnaires.

Dans la jeunesse, face aux autres organisations politiques, dans le travail de masse et les mobilisations, notre courant et plus particulièrement les JCR disposent d’une influence significative.

D’autre part,

La faiblesse des effectifs militants, le peu de mobilisation des sections pour le congrès (baisse du nombre de votants) illustrent la fragilité de l’organisation.

Dans plusieurs villes, des groupes jeunes de la LCR existent, issus parfois des JCR.

La dynamique que connaît la LCR et qu’ont renforcée les élections municipales amène des jeunes à se tourner directement vers la LCR sans passer par les JCR.

La conjonction de ces potentialités et de ces fragilités confirme l’importance de réunifier l’intervention de notre courant dans la jeunesse.

En outre, les difficultés rencontrées dans ce congrès pour renouveler les instances et représenter les diverses sensibilités des JCR posent un problème supplémentaire.

En conséquences, pour avancer vers l’unification de notre courant, le 4ème congrès national des JCR-Red fixe comme objectifs à la CN jeunes :

D’aboutir à la structuration de notre courant dans la jeunesse en fédérant nos différentes formes d’intervention, se dotant d’une coordination et d’une apparition commune ;

La rédaction d’un manifeste pour la jeunesse du XXIème siècle, support de campagnes politiques ;

La mise en place d’un véritable comité de rédaction de notre journal, qui s’ouvre à tous les jeunes de notre courant (JCR ou non).

Cette CN jeunes est préparée par les JCR en lien avec la LCR, notamment via la création d’une circulaire de la commission de contact permettant de toucher et de recenser tous les jeunes de notre courant.

Motion mise au point sur l’élection de la direction de l’organisation

Suite aux difficultés de constituer une direction réellement représentative de l’organisation, nos avons dû gérer dans l’urgence ce problème, pourtant prévisible. Ainsi, une rencontre informelle a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche. Or, ce débat concerne l’ensemble de l’organisation.

Cette maladresse aurait pu être évitée par l’élection d’une commission des candidatures.

Motion lesbigay

Tirant le constat aujourd’hui d’une popularisation des luttes homosexuelles (notamment aux LGP mais aussi au débat sur le PACS), nous avons constaté que l’investissement des JCR dans cette lutte est bien en deça de ce que l’on pourrait attendre. C’est pour cette raison que nous proposons, dans le but de lancer cette activité :

L’établissement d’une commission chargée de l’élaboration d’un matériel en vue des deux principales échéances à venir : les LGP, la semaine contre l’homophobie.

La sortie d’une brochure nationale contre l’homophobie.

La tenue de formations, nécessaires et ce à différents niveaux :

En DN

Dans toutes les sections possibles

Pendant le camp, en réunion de délégation notamment pour expliquer certains jeux de la fête lesbigay parfois incompris)

La mise en place d’une liste de diffusion spécifique pour relayer l’ensemble des initiatives menées localement

L’établissement d’un véritable relais avec la CNH, afin d’utiliser cette instance comme tremplin pour lancer cette activité dans les JCR

Un réinvestissement de la section française dans l’activité lesbigay au camp, notamment par la prise en charge d’une commission.

Motion diversification du matériel

Le matériel est un vecteur essentiel de notre apparition propre. Il permet de faire connaître dans la jeunese notre organisation, les perspectives que l’on propose et les moyens de les faire aboutir, notre analyse de la situation politique, nos revendications concrètes. Sans remettre en cause le type de matériel que nous avons sorti, il serait judicieux de réfléchir à d’autres moyens d’apparition, en prenant exemple de ce qui se fait ailleurs.

Dans notre apparition publique, en plus des manifs, meetings et autres tables sur les facs, il est important de réfléchir sur la mise en place d’actions « coup de poing » : soit des JCR, soit de manière unitaire. De plus, le côté festif de certaines apparitions peut nous permettre de mieux faire connaître et de toucher une fraction plus large de la jeunesse. Des moyens concrets existent : tables JCR dans des concerts, en lien avec des assos de quartier et des groupes musicaux, organisation de concerts, de fêtes (avec des débats).

Il existe aussi d’autres formes de matériel qui peuvent être utilisées : T-Shirt… Dans les manifs et rassemblements, les banderoles sont un moyen d’apparition publique, sur lequel les JCR, nationalement et localement, devrait réellement réfléchir (choix du slogan, couleur, logo, dessin) ;

Cette liste des moyens d’apparition que pourraient se donner les JCR n’est pas exhaustive. Par contre, il est temps de réfléchir sur la portée du matériel et sur d’autres formes d’apparition.