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100 % Solidaire : le groupe Percubaba

jeudi 19 juillet 2007, par RED

Groupe alternatif et engagé,
Percubaba nous distille des textes
souvent engagés proches de
l’alter mondialisme sur un fond musical à
l’image de notre société, métissé.
Crée en 1997 à Rennes, « Percu (diminutif
des percussions)-baba (surnom de
Babatunde Olatunji, maître nigérian des
percussions qui fit connaître les percussions
africaines traditionnelles aux États-
Unis.) » est une formation de 12 musiciens
au son divers et varié, nous balançant un
mélange ska / rock / reggae / funk / hip-hop
/ fusion / techno / raga (et j’en passe…),
synthèse des influences musicales des
différents musiciens.

Avec plus de 600 concerts à son actif,
et quelques premières parties intéressantes
(The Skatalites, Israël Vibration, Lee
Scratch Perry…), le groupe s’est taillé sa
réputation sur scène avec pour seul credo
foutre le « dawa » (le bordel pour ceux qui
n’auraient pas compris…) ou « mettre le
feu à la casbah » sur scène grâce à une
ambiance sur-vitaminée tout en y distillant
un discours critique sur le système que
nous connaissons.

Le dernier des 4 albums, « Antistatiq »,
est le symbole de l’engagement alter-mondialiste
des « babas ». Le groupe y dénonce
l’exploitation et la misère de l’Afrique
(« Échos d’Afrique »), le malaise de la
jeunesse dans une société mondialisée à
travers « G8 », le titre phare de l’album, les
mensonges que nous font boire les politiques
(« Bizness du mensonge ») ou encore
la standardisation de l’individu à travers la
télé connerie (« La télé commande »).
Sévères face à Babylone, les « babas » le
sont aussi dans les actes et pas seulement
à travers leurs disques : ils ont ainsi joué
à la fin de la manifestation anti-EPR à
Rennes au mois de mars dernier et ont
dédié leur concert à Fougères le 9 juin à la
mobilisation du contre-G8. On n’oubliera
pas non plus qu’ils avaient appelé à ne
pas voter Sarkozy en première page de
leur site.

Percubaba c’est aussi une autre manière
de faire de la musique : indépendant et
auto-produit, le groupe a créé son propre
label en 1999, Foutadawa, en coopération
avec d’autres groupes auto-produits
comme X-Makeena ou M. Roux. Les
« babas » se sont aussi investis dans le
projet « Culture et résistance » pour lutter
contre la marchandisation et l’uniformisation
de la culture, permettant la distribution
de leurs galettes dans le réseau
commerce équitable, reversant une partie
des bénéfices à la construction d’écoles
de musique en Afrique. Autre symbole de
la résistance face à la marchandisation
de la culture et plus particulièrement de
la musique, Percubaba, au nom que la
culture est un bien commun et universel,
appelle au libre téléchargement et à la
réappropriation par tous de la musique.
Alternatifs et solidaires, loin du système
commercial traditionnel, les « babas »
nous balancent, dans la bonne humeur, un
son engagé aux mélodies diverses et tente
de résister à sa façon à l’ordre économique
car chez eux aussi, leur musique vaut plus
que leurs profits !

Étienne, [Angers]

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