Jeunesses Communistes Révolutionnaires

Accueil > RED > 1998 > n°1 - octobre 1998 > Edito

Edito

dimanche 24 décembre 2006, par RED

L’événement attendu cette rentrée ne s’est pas produit : les mobilisations syndicales dans l’enseignement fin septembre n’ont pas eu l’ampleur escomptée, la FSU [1] ayant cherché toutes les portes de sortie pour éviter l’affrontement avec Allègre [2]. Ce dernier souhaitait "discuter" et non négocier, après avoir provoqué les enseignants en annonçant la diminution de 17 % de la rémunération des heures supplémentaires qui leur sont imposées [3], D’autre part Allègre [4] poursuit ses déclarations sur le taux d’absentéisme des enseignants alors que les vrais problèmes sont ailleurs [5]. Il suffit de jeter un coup d’oeil à notre dossier pour s’en rendre compte [6].

Les motifs de mécontentement contre le gouvernement sont nombreux.
La loi sur les 35 heures de Martine Aubry ne permet pas de lutter efficacement contre le chômage, au lieu de permettre la création d’emplois elle est une porte ouverte à la précarité via la flexibilité [7] et l’annualisations. Les emplois-jeunes se substituent aux profs et aux bibliothécaires.
Chevènement a eu le temps de rajouter une couche de xénophobie avant de se légumiser, en faisant passer une loi qui maintient les lois Pasqua-Debré, en refusant de régulariser tous les sans-papiers. [8] nous pond un budget toujours corseté par les dogmes de Maastricht. Et la cerise sur le gâteau, Allègre [9] trouve "intéressantes" les propositions avancées dans les rapports Attali et Meirieu, pourtant directement inspirées par l’idée d’adapter l’Education au modèle libéral, Sa dernière trouvaille : pourquoi ne pas laisser le choix à chaque académie d’élaborer ses propres programmes.

Adieu les diplômes nationaux !

Joyeuse rentrée donc, en perspective. Le gouvernement est loin de mener une vraie politique de gauche. Espérons que les lycéens et les étudiants bougeront plus que les profs si Allègre passe de la provocation verbale à une offensive concrète. Du côté des lycées, les frémissements de l’an dernier, plus le mouvement du 93, peuvent nous laisser penser que le feu couve toujours.

En attendant vous pourrez vous armer contre ce "dégraisseur" du service public d’Education en lisant notre dossier.

Quant au reste du journal, découvrez vous-même...

* II parait qu’à jeun, Eltsine dit aussi des conneries, mais on l’a jamais vu à jeun..


[1La FSU est la Fédération syndicale unitaire, principale organisation représentative des enseignants.

[2Célèbre comique parisien qui sévit au ministère de l’Education.

[3Les syndicats demandent d’ailleurs leur transformation en embauches.

[4Au contraire d’Eltsine, il n’a pas besoin de vodka pour dire des conneries.

[5Vous n’en avez pas marre de toutes ces notes ?

[6Pour les numéros de page. voir le sommaire’, C’est juste à gauche, là.

[7En langage patronal, le Baron Ernest-Antoine Seillière : "souplesse"

[8DSK Dominique Strauss-Kahn en toutes lettres, ministre des finances, mais DSK ça fait tellement plus branché.

[9Grosse cerise pour un gâteau

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.