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Autonomie des Universités

Casse des conventions collectives et Autonomie des universités : màªme but, màªmes effets !

mercredi 26 septembre 2007, par RED

Juin 1936, la Libération, mai 68,
autant de périodes qui virent les
luttes des salariés, des étudiants
et des précaires obtenir des
acquis sociaux. Ces avancées, que
d’aucuns qualifieraient de fondamentales,
sont pourtant remises en cause par la classe
dirigeante, qui est plus que jamais déterminée
à en venir à bout. Le but de la manoeuvre
est de servir au patronat la main d’oeuvre la
plus corvéable et la plus malléable possible.

La casse des conventions collectives par la loi.

Les formes que prennent ces attaques
sont diverses mais interdépendantes
puisqu’elles sont portées dans le même
objectif : l’enrichissement des élites au
détriment de la masse. Le sabotage des
conventions collectives en est un exemple.
A la base, les conventions collectives ont
pour objet d’améliorer les conditions de
travail définies par la loi. Or une loi de mai
2004 modifie la règle du jeu. En effet, un
simple accord d’entreprise peut déroger à
la loi. Mais ces pseudo-accords profitent
quasi systématiquement au patronat. C’est
un moyen très commode pour les patrons
de bloquer les salaires, de faire travailler
l’employé plus, ou encore de licencier plus
facilement. En définitive cette loi vide de
sa substance le rôle des conventions collectives.
Cette mesure est un moyen pour
la classe dirigeante de faire passer plus
facilement les réformes antisociales dont
elle a le secret.

L’université : le nouveau marché du patronat.

Un des principaux enjeux de ces prochaines
semaines sera à l’évidence la question
des universités, et la lutte contre le
projet du gouvernement sur l’autonomie.
Les problèmes qu’engendrerait une telle
réforme seraient nombreux. Les universités
auraient la possibilité de sélectionner
les étudiants. Les entreprises pourraient
également avoir leur mot à dire sur
l’orientation prise par les universités. Cette
connivence aura comme effet d’accroître
grandement les inégalités déjà existantes
entre les différentes filières, en fonction de
la demande patronale. Cela provoquerait
aussi la multiplication des licences professionnelles,
diplômes « hyper spécialisés »
conçus pour satisfaire essentiellement les
besoin propres aux entreprises. Si le gouvernement
a pris l’enseignement comme
cible, c’est dans le but de précariser les
futurs salariés, et de tirer par le bas le
coût de la main d’oeuvre. C’est pour cela
que face au radicalisme des attaques du
gouvernement, nous devrons construire
des mobilisations à la hauteur.

Samuel, [Strasbourg]

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