Jeunesses Communistes Révolutionnaires

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Formation : révolution sexuelle

samedi 16 décembre 2006, par JCR-RED

Introduction

L’oppression des LGBT n’est pas une fatalité. Il n’existe pas une sexualité naturelle, dominante pour toujours et quelques déviants qu’il s’agirait au pire de combattre ou de soigner, au mieux de tolérer. Lorsqu’on est LGBT, on veut autre chose. On veut l’égalité des droits, mais surtout la disparition des notions de normalité et d’anormaux.

I - On ne naît pas hétéro

A. La construction

La sexualité, le genre, le rôle, l’attitude... Tout se construit socialement. L’éducation, la famille, l’école nous présentent des modèles correspondant à des rôles-types, comme si les êtres humain n’avaient pour fonction que de se reproduire, de travailler, de produire et de perpétuer une société éternellement.

B. Jouir plutôt que reproduire

Notre construction et notre éducation ont pour but qu’on devienne des hommes ou des femmes selon des modèles stricts. Cela signifie que la société s’approprie notre corps et nos comportements. Cela concerne tous les aspects de nos vies. Notre corps devient « appendice de la machine » (Marx, Le Capital) et instrument de la reproduction. Ceux qui s’y sentent mal, notamment les jeunes homos sont les premiers à se suicider.

C. Libération sexuelle

Un enjeu des luttes doit être la récupération du contrôle de nos corps et de nos vies. Dans notre société, les gays, lesbiennes et bisexuels sont des gens qui baisent mal ; les transgenres sont des gens qui ne se conforment pas à leurs genres et modèles. Nous devons, en tant que révolutionnaires, avoir une réflexion sur la réappropriation de notre corps, comme des moyens de production. Cela veut dire des revendications liées à cela. Par exemple, l’allocation d’autonomie pour la jeunesse permettrait de s’émanciper et d’étudier sans avoir à se salarier. Cela veut également dire une autonomie dans le logement permettant de vivre notamment sa sexualité sans contrôle des parents.

II - En finir avec le capitalisme

A. La logique des profits

Une revendication comme l’allocation d’autonomie est possible aujourd’hui, mais elle va contre la logique des profits. Justement, les luttes LGBT sont essentiellement des remises en cause de toute la logique du système capitaliste qui repose sur des cadres et normes qui visent à uniformiser la population et à punir les déviants.

B. La famille dans le capitalisme

Le capitalisme a besoin de la famille où l’on apprend la hiérarchie et l’obéissance ; le capitalisme a besoin de familles bourgeoises où l’on transmet le capital et de familles de travailleurs où l’on forme gratuitement la future main d’œuvre. Il existe donc un intérêt du capitalisme à développer le modèle hétérosexuel comme seul acceptable.

C. L’offensive morale et libérale

Les gouvernements promeuvent de plus en plus la famille comme valeur fondamentale, surtout dans une période où se développent le chômage et la précarité. En effet, lorsque la classe dominante brise les acquis sociaux tels que les systèmes de retraire ou de sécurité sociale, la famille devient le seul lieu de refuge et de solidarité. Dès lors, malheur à ceux qui ne fondent pas une famille et n’ont pas d’enfants !

III - Révolution sexuelle et sociale

A. Une société sans oppression

Notre but, c’est une société débarrassée de toutes les formes d’oppressions, d’inégalités et d’exploitation. C’est cette société qu’on appelle le communisme.

B.Les genres et normes

Les notions de genres et de normes sont incompatibles avec une société où nous serions tous libres. C’est pourquoi il faut dès aujourd’hui construire des luttes et revendiquer de nouveaux droits, afin d’améliorer nos conditions de vies et ainsi de commencer à construire le rapport de force contre l’oppression. Les organisations révolutionnaires doivent être des cadres de confiance où l’on peut remettre en cause sa propre sexualité et son genre pour commencer à se réapproprier le contrôle de son corps

C. Pas de socialisme sans libération sexuelle

Une société sans classe, sans État et sans oppression, c’est ce que nous appelons le socialisme. La disparition des normes et des genres, c’est ce que nous appelons la révolution sexuelle. Cela signifie un combat qui se lie à la lutte des classes pour se réaliser dans une autre société. Vive la révolution sexuelle !

Messages

  • Je cite :
    "Notre but, c’est une société débarrassée de toutes les formes d’oppressions, d’inégalités et d’exploitation. C’est cette société qu’on appelle le communisme."

    C’est incroyable qu’avec la démonstration par A+B que le communisme ne peut fondamentalement pas fonctionner, et cela quelque soit sa forme( à visage humain ou pas) l’on reste en 2007 à invoquer le communisme. C’est précisément ce genre de dialectique qui ne fait jamais rien avancer. Jamais aucun combat ne sera gagné en restant rivé sur une idéologie qui n’est plus du tout adapté aux conditions modernes. C’est comme si je j’utilisais le systà¨me de Ptolémée pour envoyer un satellite. N’y a-t-il pas des esprits plus vivant pour vous inspirer ??

    • Le communisme est un but philospohpique et moral, de la société sans classe. Ce que tu croit réfuter par ton fabuleux "A+B" c’est une forme de socialisme, ce n’est qu’un moyen d’arriver au but "communiste" tel qu’il l’est énoncé par Marx. Différents socialismes peuvent prouver leur inadaptation à la société mais c’est se condammner à la société capitaliste que de rejeter tout l’idéal communiste en bloc. Tu réfutes le but en critiquant un des moyens envisagés dans des conditions géographiques, historiques, et humaines précises. Avons nous basé notre rejet du capitalisme sur la seule organisation de la société dans un pays donné ? Non, c’est l’analyse de ce systà¨me dans sa théorie et dans son histoire globale qui a pu mener à une critique.

  • ou est la limite du normale ? une liberation totale ne va pas amener a des deviance de pervers ? sinon je comprend le fait de banaliser une forme de sexualité !