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Compte-rendu d’une réunion publique à Joilot-Curie (92)

Joliot en force !

mercredi 10 octobre 2007, par Bureau national

Une première réunion publique JCR s’est tenue ce jeudi au Lycée Joliot Curie à Nanterre.

Une intervention régulière depuis plusieurs années nous a permis d’avoir une implantation importante sur ce lycée : 4 lycéennes, plus 2 assistants d’éducation.

Cela nous a permis de préparer sérieusement la réunion : diff de tracts tous les jours de la semaine à 8h et 9h, gros collage sur la façade du lycée…
La réunion a eu lieu à 18h30, après les derniers cours : 15 lycéennes étaient présentes, de plusieurs filières (L, ES, S, STT, SMS) et plusieurs classes (2ndes, 1ères et Terminales).

Nous avions prévu deux points : problèmes locaux dans le lycée, et lutte plus générale contre le gouvernement (en introduisant aussi la question du nouveau parti). Les introductions avaient été préparées par les militantes du lycée.

La discussion est bien partie sur les problèmes locaux, dont la liste est assez conséquente : élèves inscrits virés à cause d’un sureffectif dans certaines classes, absence de livres dans des matières centrales, réduction des espaces de détente dans le lycée (interdiction des MP3…), emplois du temps pourris…
Quasiment tout le monde est intervenu, pour s’indigner de la situation, rajouter des problèmes, proposer des actions…
La conclusion est l’organisation d’une AG au lycée mardi 16 octobre : les quinze présents vont la préparer activement, et l’ambiance est clairement à se battre et à préparer la grève !

Sur la lutte contre le gouvernement (attaques multiples, grève du 18, besoin d’un mouvement d’ensemble…), c’est surtout les militants qui sont intervenus.
Malgré des doutes sur la possibilité d’infliger une défaite au gouvernement, la plupart des présents était d’accord avec nos perspectives.
La perspective de la grève du 18 octobre a renforcé l’idée de l’AG et d’une lutte locale, avec la volonté de remettre en place un réseau des lycéens de la région (ce qui avait été fait avec beaucoup de succès en 2005 sur la loi Fillon, en 2006 sur le CPE, et l’année dernière sur des expulsions de lycéens sans-papiers).

Par contre ça a été plus compliqué que prévu d’introduire sur le nouveau parti : les militantes du lycée ne le sentaient pas trop pour la première réunion publique, et ça ne correspondait effectivement pas vraiment.
Certaines lycéennes présentes à la réunion étaient intéressées par les JCR, d’autres seulement par la lutte contre les problèmes locaux…, et lancer la discussion sur un nouveau parti alors que la plupart ne savaient pas vraiment ce que sont la LCR ou les JCR ça faisait un peu bizarre.
C’est une discussion plus facile à avoir avec des lycéens politisés, des étudiants ou des jeunes travailleurs.
L’objectif est de refaire rapidement une deuxième réunion publique sur le lycée, et de l’introduire à ce moment là, tout en cherchant à gagner dès maintenant aux JCR le plus de lycéens possible.

Bref un bilan très positif, qui confirme le potentiel aussi bien pour les luttes concrètes que pour la construction politique, et qui confirme aussi le rôle de prise d’initiative que nous devons avoir dans la période.

PS :
Le même soir, la LCR Nanterre-Ville organisait une réunion publique avec Alain Krivine dans un quartier populaire de Nanterre, la cité Pablo Picasso.
60 personnes présentes, dont la moitié de nouvelles têtes.
Présence de LO, la Fraction, la Gauche Révolutionnaire, le PC, les anti-libéraux. Pas mal de jeunes, et quelques anciens de la Ligue (dont certains qui sont partis suite à l’affaire des candidatures…).
Le débat a plus tourné sur le nouveau parti que sur la situation sociale et les luttes. Les anciens étaient dans une ambiance « règlement de compte », mais ça n’a pas plombé la réunion.
Interrogations sur la différence du nouveau parti avec la Ligue, sur la différence entre anticapitaliste et antilibéral, sur le sens de « révolutionnaire » (ce qui a donné lieu à une discussion sur le légalisme, la nécessité de remplacer les institutions bourgeoises par d’autres, sur la dualité de pouvoir en période révolutionnaire…c’était passionnant)…