Jeunesses Communistes Révolutionnaires

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Communiqué du comité de tolbiac

mercredi 7 novembre 2007, par Antoine

Non a la repression du mouvement social etudiant ! Les etudiants du site
Pierre Mendes France (PMF) de l universite Paris 1 Panthéon Sorbonne sont
en greve depuis le mardi 30 octobre 2007 contre la privatisation des
universites et pour l abrogation de la loi Pecresse dite d’autonomie qui
en est l expression ainsi que contre la loi Hortefeux. Vendredi 2 novembre
la presidence de l’universite a pris la decision de fermer
administrativement et arbitrairement le site de PMF. Cela a pour but d
empecher les etudiants de se reunir en Assemblee Generale, car sans ces
dernieres ils sont dans l incapacite de construire le mouvement de greve,
puisqu ils ne peuvent se concerter pour organiser la mobilisation. Ainsi
la presidence affiche sa volonte de briser la greve par tous les moyens.
De plus elle cherche a diviser les etudiants en pretendant qu il ne s agit
que d un mouvement minoritaire. Or par deux fois la greve avec piquets a
ete votée en Assemblees Generales (AG) le mardi 30 octobre par plus de 800
etudiants et reconduite le 31 octobre par plus de 1000 etudiants. On
observe que cette strategie de repression du mouvement social emane du
ministere car elle a ete egalement appliquee ailleurs en France (Rouen,
Aix-Marseille, Grenoble, Tours…).

Face a cela, dans la matinee du lundi 5 novembre l ensemble des etudiants
mobilises ont pris collectivement la decision de rouvrir l universite par
leurs propres moyens.

Par la suite une delegation de cinq personnes fut envoyee pour engager un
dialogue avec monsieur Pierre-Yves Henin, le president de l universite de
Paris 1 ; avec le mandat suivant : reouverture de PMF sans condition et
aux heures habituelles mail d information sur la reouverture a tous les
etudiants possibilite d organiser des debats et des projections avec des
intervenants exterieurs la tenue d AG dans de bonnes conditions, dont une
AG interprofessionnelle avec les IATOS et les enseignants des excuses au
personnel du CROUS pour ne pas avoir ete prevenu de la fermeture du site.
Le president n a denie consentir a aucune des revendications, a meprise la
délégation, allant meme jusqu a menacer de poursuites judiciaires les
acteurs de la reouverture de Tolbiac. Dans ce contexte il nous a ete
impossible de tenir l Assemblée Generale initialement prevu ce lundi à
12h.

La legitimite de notre mouvement s assoit dans l union de toutes les
forces en action. Nous appelons donc a la solidarite de tous les
etudiants, personnels des universites et plus largement tous ceux qui sont
contre la politique de regression sociale du gouvernement nous rejoindre
dans la greve. Notre liberte d’etudier ne pourra se faire dans le cadre de
la loi Pecresse.

Paris, le 5 novembre