15 juillet 2016Fidèle à sa tradition éthique et solidaire, Sanofi a décidé cette année encore de penser à ses malheureux actionnaires en lançant un nouveau "plan social".
Le plan de performance désiré par la direction se résume par "Sauvons un actionnaire, Supprimons un emploi !"
Afin d’assurer la pleine réussite de ce merveilleux projet, Sanofi a décidé d’utiliser tous les moyens mis à sa disposition. Tout d’abord et afin de faire aussi bien que les années précédentes, Sanofi a décidé de reverser à ses actionnaires plus de 50 % des bénéfices. Cela ne suffisant pas encore, c’est un plan social qui suit et le site de Lisieux est touché de plein fouet avec la suppression de 20 postes soit environ 12% des effectifs Lexovien.
La direction de Sanofi Lisieux peut rassurer ses actionnaires déjà en difficulté sur le financement des départs dits volontaires, car ceux-ci seront intégralement absorbés grâce aux divers crédits d’impôts comme le CIR (Crédit impôts recherche) et autre CICE (Crédit impôt compétitivité emploi) que le gouvernement français a décidé d’octroyer aux entreprises en difficulté comme Sanofi...
Chez Sanofi, l’essentiel c’est la santé… des actionnaires !
L’ensemble des arguments de Sanofi (les mêmes utilisé en 2012 pour le plan de restructuration de la recherche) ne sont que des prétextes pour dégager les moyens permettant d’atteindre rapidement son objectif de rentabilité qui est déjà supérieur à 20 %.
Il est important pour le nouveau PDG de montrer sa capacité à améliorer le taux de profit, comme son prédécesseur en son temps, tout en marquant de son empreinte l’histoire du groupe. Peu importe, du moment que les quelques malencontreuses erreurs stratégiques, présentes ou passées, peuvent être imputées au contexte et soient sans aucun impact sur la rentabilité réclamée par nos actionnaires en péril.
Le NPA Lisieux-Pays d’Auge dénonce les suppressions d’emplois sur le site de Sanofi Lisieux et ailleurs, dans une des société les plus cotée du CAC 40 et, plus généralement, les profits considérables engrangés par l’industrie pharmaceutique sur le dos des malades et de la Sécu, le détournement des fonds publics pour la recherche (les labos bénéficient du crédit d’impôt recherche).
L’industrie pharmaceutique doit avoir comme unique objectif la satisfaction des besoins de santé publique. C’est pourquoi elle doit être publique.